Le procès de Karim Tabbou, coordinateur de l'Union démocratique et sociale (UDS), n'a finalement pas eu lieu ce lundi 14 septembre. Le tribunal de Koléa, qui devait examiner le deuxième dossier de l'activiste, l'a reporté pour la énième fois, au 26 octobre.

Il s'agit du deuxième dossier de Karim Tabbou au niveau de la justice algérienne pour lequel il a été arrêté le 11 septembre 2019. Il faut rappeler que pour ce dossier, Karim Tabbou n'a jamais été jugé. En fait, deux semaines après son arrestation et sa mise sous mandat de dépôt à Koléa, à Tipaza, il a été remis en liberté provisoire, avant qu'il ne soit pris dans la spirale du procès du tribunal de Sidi M'hamed.

En réalité, son procès, dans cet autre dossier, a connu de nombreux reports et pour différentes raisons. Karim Tabbou n'a connu que le tribunal de Sidi M'hamed qui a jugé le dossier de la seconde arrestation de l'activiste, le 26 septembre 2019. Et c'est dans ce même dossier que le scandale du 24 mars a eu lieu.

Ce jour-là, la Cour d'Alger a examiné son dossier en appel sans qu'il soit programmé et sans que ses avocats soient informés de sa tenue. Il devait purger sa peine deux jours plus tard et rentrer à la maison après six mois de détention. Mais le juge de la Cour d'appel en a décidé autrement, en condamnant Karim Tabbou à une année de prison ferme. C'était le jour où Karim Tabbou a eu un malaise et a été évacué à l'hôpital.

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Dans ce dossier abracadabrant, la Cour d'Alger a examiné, trois mois après ce procès controversé, une demande de liberté provisoire formulée par la défense de Karim Tabbou et l'a acceptée. Il sera donc remis en liberté le 2 juillet 2020, au grand soulagement de sa famille et de ses camarades.

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