Le verdict est tombé dans l'affaire du journaliste algérien Khaled Drareni. La Cour d'Alger l'a finalement condamné en appel à deux années de prison ferme, provoquant la consternation parmi ses confrères rassemblés devant le siège de la Cour, en guise de soutien.

Ainsi, le procès en appel du journaliste, directeur du site Casbah Tribune et correspondant de TV5 Monde et RSF, entamé le 8 septembre, a connu son épilogue ce mardi avec cette sentence décriée par les journalistes et les militants politiques. La peine est lourde même si elle a été revue à la baisse comparativement au verdict du procès en première instance.

Dans le même dossier, les activistes Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche ont été condamnés à une année de prison, dont quatre mois ferme. Soit la même peine que lors du procès en première instance. Il faut rappeler que les deux comparaissaient en prévenus libres.

Pour rappel, le procès en appel de Khaled Drareni a eu lieu le 8 septembre dernier. Le procureur général avait requis la peine de quatre ans de prison ferme et 50 000 dinars d'amende. Ce jour-là, un nombre important de journalistes ont été empêchés d'accéder à la salle d'audience pour couvrir le procès.

Ce procès est venu après celui de première instance, tenu le 10 août dernier, lors duquel il a été condamné à trois ans de prison ferme. Poursuivi pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l’unité nationale", le journaliste Khaled Drareni a été arrêté le 7 mars 2020, alors qu'il couvrait une manifestation du Hirak, à Alger. L'arrestation a eu lieu au même moment que celle des activistes Benlarbi et Hamitouche, mais Drareni ne sera mis en détention, à la prison de Koléa (Tipaza), que le 29 mars.

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