Ahmed Ouyahia : "Je voulais sauver l'Algérie de la faillite"

L'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia a été interrogé, mercredi soir, par le juge de la Cour d'appel d'Alger dans le cadre du dossier du concessionnaire Mourad Oulmi, propriétaire de Sovac et représentant de la marque allemande Volkswagen. Intervenant par visioconférence, Ouyahia a affirmé qu'il voulait sauver l'Algérie de la faillite.

"Mon seul souci à l'époque était d'éviter la faillite aux institutions et la préservation des postes d'emploi", a indiqué Ahmed Ouyahia en réponse à une question du juge. Pour l'ex-Premier ministre, le trésorerie publique était à genoux parce que les opérations d'importation se faisaient en devises.

Ahmed Ouyahia, qui se trouve actuellement à la prison de Abadla, dans la wilaya de Bechar, a tenté d'expliquer la situation économique de l'époque qu'il a qualifiée de "difficile". C'est-à-dire quand il occupait le poste de Premier ministre entre 2017 et 2019 et bien entendu en pleine crise économique engendrée par la chute vertigineuse des prix du pétrole.

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Accusé d'avoir privilégié des opérateurs économiques au détriment de l'économie nationale et d'autres opérateurs, Ahmed Ouyahia s'est défendu de cette accusation. Il a démenti avoir privilégié le patron de Sovac, lui aussi devant le juge. Même le transfert du secrétariat technique du Conseil national de l'investissement (CNI) vers le Premier ministère a été abordé par le juge qui soupçonnait Ouyahia de l'avoir fait pour l'utiliser comme bon lui semble.

"Cette décision de transfert n'a pas été prise par moi seul. Elle a été prise par 13 personnes, soit 11 ministres, le président du Conseil national de l'investissement ainsi que Saïd Bouteflika, en tant que conseiller du président", a fait savoir Ahmed Ouyahia. Il a également expliqué cette décision par le fait que l'on était obligé de saisir le CNI à chaque fois qu'il y a un souci au niveau d'un ministère.

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