Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, a réagi vendredi 25 septembre à la demande introduite par la justice pour la levée de son immunité parlementaire. Dans une déclaration à la presse en marge de la session ordinaire du conseil national de son parti, tenue à Alger, il a affirmé qu'à travers sa personne, le pouvoir en place visait sa formation politique. 

"Le pouvoir s'est lâché contre ce parti. Il s'est lâché contre la pluralité, contre le multipartisme et contre toute personne ayant une autonomie dans son militantisme et dans la voie qu'il a choisie", a déclaré le patron du RCD. Pour lui, cela était prévisible, car, soutient-il, lui et son parti étaient ciblés depuis quelques mois déjà.

"Hier (jeudi 24 septembre, ndlr), ils ont allés très loin avec cette demande de levée d'immunité croyant que c'est avec ces manœuvres qu'ils vont nous casser. Ils se trompent car nous, les militants du RCD, on a toujours dit qu'on s'incline jamais", déclare-t-il. Mohcine Belabbas défie d'ailleurs le pouvoir en affirmant qu'il ne compte pas faire machine arrière. "On va continuer le combat. On sortira encore dans la rue. Ils ne réussiront pas à nous intimider, car on ne se taira pas tant que le peuple n'a pas recouvert sa souveraineté", a-t-il encore lancé.

À lire aussi :  Le Parlement européen ajourne toutes ses missions au Maroc

"Le pouvoir actuel est pire que celui d'avant"

Selon le président du RCD, le Hirak reprendra d'une manière ou d'une autre parce que le problème posé en février 2019 n'est pas encore réglé. En somme, pour Mohcine Belabbas, le régime actuel est pire que le précédent : "Au moins avant, le pouvoir acceptait la liberté d'expression. Actuellement, la prison est devenue monnaie courante", fait-il remarquer.

Pour finir, l'opposant algérien qualifie les tenants du pouvoir de la vraie "Issaba" : "El Issaba, ce n'est pas une affaire de corruption ni celle de détournement d'argent seulement. Le vrai détournement c'est le détournement de la souveraineté du peuple ainsi que le détournement des institutions de leurs prérogatives", assène-t-il.

Lire aussi : Loi contre le racisme : Pourquoi Naïma Salhi n’est pas inquiétée ?