L'ex-président du RCD Saïd Sadi retrouvera encore une fois les palais de justice en France, après sa décision de poursuivre l'ancien journaliste et capitaine de la sécurité militaire Hichem Aboud pour diffamation. Il le fait savoir dans une publication Facebook postée ce mercredi 30 septembre dans laquelle il traite Aboud de "capitaine de la sécurité militaire déclassé".

En effet, la polémique en cours depuis quelques jours entre les deux personnalités va finir devant les tribunaux, selon Saïd Sadi qui ne manquera pas de rappeler à son contradicteur que "les tribunaux qui vont vous juger ne sont pas les tribunaux militaires" algériens.

"Vous aurez à répondre de vos mensonges et de vos diffamations. Quand on parle d’enrichissement illicite, cela est une diffamation consommée quand on n’en apporte pas la démonstration" affirme l'ex-chef du RCD, installé ces dernières à Marseille, dans le sud de la France. Il rappelle aussi : "Vous devez savoir que celui qui répète ou reproduit des propos diffamatoires est aussi coupable que celui qui les a proférés en premier".

Trois accusations déjà condamnées par la justice française

Dans le même sillage, Saïd Sadi rappelle les trois accusations proférées contre lui par Hichem Aboud dans une vidéo postée ces derniers jours, soit au lendemain de son passage sur la chaîne Berbère Télévision. A savoir son obtention d'un terrain de la part du président déchu Abdelaziz Bouteflika et l'ancien chef des renseignements, le général Toufik et l'accusation selon laquelle il aurait été aidé par les militaires dans la collecte des signatures lors de sa participation aux présidentielles de 1995 et 2004. Pour la troisième accusation, il s'agit de la collusion de Saïd Sadi avec le général Toufik.

Saïd Sadi ne manquera pas de montrer sa certitude dans cette affaire. "Ces trois allégations ont été définitivement condamnées en tant que propos diffamatoires par la 17ème chambre correctionnelle de Paris en mars 2019" rappelle-t-il. Il s'agit de son affaire de diffamation qui l'a opposé en 2019 à son ancien lieutenant au sein du RCD, en l'occurrence Nordine Aït Hamouda.

Aussi, l'ex-patron du RCD n'a pas omis de répondre point par point aux accusations de l'ex-officier des services de renseignements algériens. Notamment, en ce qui concerne son parcours professionnel et la fraude vis-à-vis du fisc en Algérie et le patrimoine des membres de sa famille en France.

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