Le ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham, s'est exprimé ce samedi 3 octobre sur la reprise de l'importation des véhicules neufs en Algérie. Il a indiqué que ses services avaient enregistré une centaine de demandes d'agrément de la part de concessionnaires automobiles ou des investisseurs voulant réaliser des projets de construction de véhicules en Algérie.

Très attendue, la reprise de l'importation des véhicules neufs tarde à se concrétiser en Algérie. Interrogé à ce propos par des médias locaux, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham, a indiqué que les concessionnaires automobiles avaient déjà entamé le dépôt des dossiers de demande d'agrément, qui leur permettra d'importer ou de monter des véhicules en Algérie.

Le responsable a ainsi révélé que plus 100 opérateurs nationaux ont déposé leurs dossiers. Et de souligner que « plus de 80% de ce nombre sont des opérateurs nationaux inscrits sur la plateforme numérique mise en place par le ministère de l'Industrie pour la sélection des futurs concessionnaires qui seront autorisés à effectuer des opérations d’importation des véhicules neufs en Algérie selon les exigences fixées dans le nouveau cahier des charges », a déclaré  M. Aït Ali Braham.

Il faut dire que les autorités algériennes accordent la plus grande importance au dossier de la reprise de l’importation de véhicules neufs en Algérie. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a lui-même insisté sur la bonne organisation de cette opération, en imposant de nouvelles conditions aux concessionnaires.

Concernant le montage automobile, Ferhat Aït Ali Braham a déclaré que « 20% des inscrits sont des opérateurs nationaux et étrangers qui ont déposé leurs dossiers pour des projets de construction automobile, dont 5 entreprises intéressées par l'activité de construction de véhicules de tourisme ». Le gouvernement avait, pour rappel, fixé plusieurs conditions aux futurs investisseurs dans le domaine.

Gel du dossier de l'importation des véhicules de moins de 3 ans en Algérie

Par ailleurs, le ministre de l’Industrie a révélé que le gouvernement avait décidé de « geler momentanément » le dossier du retour à l'importation des véhicules de moins de trois ans. « L’importation des voitures de moins de trois ans a été gelée. Nous ne voulons pas importer de la ferraille (...) et nous ne voulons pas encourager le marché informel de la devise», a-t-il expliqué à la presse.

Le ministre a également souligné que « lorsque cette mesure a été introduite dans la loi de finances de 2020, il n’y avait pas la possibilité d’importer des véhicules neufs ». Et d'enchaîner : « maintenant, si on compte acheter des véhicules de moins de dix ans à la place de ceux de moins de trois ans, comme ça été fait dans le passé, la ferraille ne nous intéresse pas », a-t-il soutenu.

Pour rappel, le même responsable avait affirmé que l'Algérie allait ré-autoriser l’importation des véhicules de moins de trois ans à certaines conditions. Ferhat Aït Ali avait également fait savoir que les véhicules importés allaient être soumis à la TVA et aux droits de douanes. Il ne faut donc pas s’attendre à des voitures à moindre coût, d’autant que, comme l’a souligné ministre, « le prix d’un véhicule de moins de trois ans en Europe n’est pas bradé ».