Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Tayeb Zitouni, a indiqué, vendredi 16 octobre, que l’Algérie restait attachée à ses droits dans les dossiers liés à la colonisation française. Le ministre souligne que le traitement de la question mémorielle entre les deux pays se fait à travers le canal diplomatique.

Dans un entretien accordé à l'APS à la veille de la commémoration de la Journée nationale de l'immigration, correspondant au 59e anniversaire des manifestations du 17 octobre 1961, Tayeb Zitouni a affirmé que l'Algérie demeurait attachée à ses droits « suivant les mécanismes mis en place, tels que la création de groupes de travail conjoints, pour l'examen et le règlement, dans leur cadre défini, des dossiers liés à la Mémoire nationale ».

Le ministre a estimé que les dossiers relatifs aux explosions nucléaires effectuées dans le Sahara algérien et aux disparus et exilés nécessitaient « recherches et étude » sur tous les aspects. Il fait savoir que la récupération des archives en lien avec la Résistance populaire, le Mouvement national et la Guerre de libération nationale et de leur accès aux spécialistes et chercheurs font l’objet d’études de la part de commissions conjointes, entre les parties algérienne et française.

La question mémorielle entre l’Algérie et la France est traitée à travers le canal diplomatique

Tayeb Zitouni souligne que la préservation des droits des victimes de la colonisation française et leur indemnisation pour les préjudices subis, outre « la mise à nu des crimes coloniaux », sont parmi les missions principales de son ministère.

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Le ministre assure que le traitement des dossiers de la Mémoire entre l’Algérie et la France se fait à travers le canal diplomatique. Il souligne que le processus devra se dérouler « dans le cadre du respect mutuel et du devoir de préserver les intérêts nationaux suprêmes, sans préjudice aux relations stratégiques avec la France ».

Le ministre des Moudjahidine lance un appel à la diaspora

S'agissant de la commémoration du 59e anniversaire des manifestations du 17 octobre, le ministre a affirmé que ces événements étaient « une expression sincère de la conviction de la diaspora algérienne quant à l'impératif de la Guerre de libération et un défi extraordinaire à la plus forte puissance coloniale soutenue par l'OTAN que la volonté des peuples était invincible ».

A cette occasion, Zitouni a lancé un appel à la diaspora algérienne, soulignant que l'Algérie a « extrêmement besoin de toutes les compétences et contributions de ses enfants établis à l'étranger ».