La localité de Bab Ezzouar, située dans la banlieue Est de la capitale Alger, a été ébranlée par deux épouvantables féminicides. Attaquées sauvagement à la hache et au couteau, deux femmes, admises au service des urgences pour coups et blessures graves, ont rendu l'âme, indique, mardi 27 octobre, le journal arabophone Ennahar.

Selon la même source, l’une des deux victimes, prénommée Djamila et âgée de 55 ans, n'est autre que la tante de l’agresseur. La deuxième victime, Haddah, était âgée de 45 ans. Les deux femmes étaient coépouses, c'est-à-dire, mariées à un même homme, qui s'est éteint il y a quelques mois. Après la mort de ce dernier, le neveu de Djamila a emménagé chez les deux veuves. Plus tard, il sollicite sa tante pour l’achat d’un camion, mais cette dernière refuse. Il entre alors dans une colère noire.

Meurtre avec préméditation

Il s'est muni d'une hache et d'un couteau et attaqua sauvagement les deux femmes qu'il laissa agoniser dans des mares de sang. Après les faits, il a pris la fuite en emportant avec lui la modique somme de 1 000 dinars et un téléphone portable.

Prévenus, les éléments de la Protection civile sont intervenus sur les lieux du crime. Les deux femmes, qui étaient encore vivantes mais dans un état critique, ont été évacuées vers le service des urgences de l’hôpital Zemirli, où elles rendront l’âme. De leur côté, les forces de l’ordre ont enclenché des recherches ayant abouti à l'arrestation de l'auteur des deux crimes crapuleux. Lors de l'interrogatoire, il est rapidement passé aux aveux. Il a été placé en détention provisoire avant d’être déféré devant le tribunal de Dar-El-Beïda, pour "double crime avec préméditation et vol".

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Il importe de souligner qu'en Algérie, les violences à l’égard des femmes continuent de prendre de l’ampleur. Depuis le début de l’année 2020, plus de 43 féminicides ont été enregistrés. Un bilan qui ne concerne que les cas médiatisés.

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