L'avocate générale de la cour d’assises de la Dordogne, dans le sud-est de la France, a requis 25 ans de réclusion criminelle contre Mohamed Ouis, un Algérien accusé dans l'affaire de la défenestration d’une mère de famille en 2017. Deux autres prévenus risquent jusqu’à 2 ans de prison ferme pour complicité. Le verdict devra tomber dans la soirée de ce vendredi 6 novembre, indique France Bleu.

Selon la même source, les trois accusés comparaissent depuis lundi pour tentative d’extorsion avec violence ayant entraîné la mort et complicité. L’Algérien, âgé de 39 ans, est considéré comme le principal accusé de la défenestration de la jeune femme. Un ex-couple locataire de l’appartement est accusé d'avoir encouragé la victime, Amara Boulouha, à monter dans l'appartement où l'attendait Mohamed Ouis.

Les faits remontent au 20 juillet 2017. Amara Boulouha est tombée de la fenêtre du troisième étage d'un appartement de Sarlat. Le drame s’est produit sur fond de trafic et de dette de drogue, et après une dispute accompagnée de menaces et de violences.

Devant les juges, Mohamed Ouis nie toute violence physique. Il soutient que "l'histoire du coup de poing aussi c'est faux". Et d’ajouter calmement : "Je l’ai juste maîtrisée sans l'étrangler, parce qu'elle était hystérique. Pour qu’elle ne puisse pas fuir ses responsabilités. On était en danger à cause de la dette de drogue. Il fallait payer. J'étais menacé".

A l’inverse, l'avocate générale parle d’un homme violent à qui la victime devait 6 000 euros de drogue et qui va "se sentir tout puissant grâce à cette dette jusqu’à la pousser à avoir des relations sexuelles avec elle pour le dédommager".

L'avocate générale a requis une peine de 25 ans de réclusion criminelle contre le mis en cause, assortie une interdiction de port d'arme et surtout d'une privation définitive du territoire français une fois sa peine purgée.