Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, effectuera samedi 7 novembre une visite de travail en Algérie. Il devrait, à l'occasion, se rendre au village natal de son grand-père, à Mostaganem, dans l'Ouest algérien. C'est ce qu'a rapporté ce vendredi le journal français Le Parisien. 

Gérald Darmanin, ministre français de l’Intérieur, semble être attaché à ses origines algériennes. Petit-fils d'un ancien tirailleur algérien, répondant au nom de Moussa Ouakid, le responsable français a toujours assumé ses racines. "C'est la première fois qu'un ministre de l'Intérieur est petit-fils d'Algérien, ça n'est quand même pas rien", s'était-il félicité après sa nomination, en juillet dernier.

"Grand honneur, pour le petit-fils d’immigré que je suis, d’être nommé ministre de l’Intérieur de notre beau pays. Merci à Christophe Castaner qui a mené une action courageuse et déterminée au service de la protection de nos concitoyens", avait écrit Gérald Darmanin sur Twitter.

Le grand-père du responsable français est originaire du village Ouled El Ghali, dans la commune d'El Mansourah, à Mostaganem. Gérald Darmanin effectuera sa première visite officielle en Algérie ce samedi. Un déplacement qui entre dans le cadre "des relations de coopération bilatérale" entre l'Algérie et la France, avait indiqué le ministère de l'Intérieur algérien dans un communiqué.

Une visite pas comme les autres

Cette visite constituera "une occasion pour échanger les vues au sujet de la coopération entre les secteurs de l'Intérieur des deux pays et examiner les voies de renforcement de la coordination dans nombre de domaines d'intérêt commun", avait ajouté le communiqué.

“Le président de la République a eu ses homologues pour pouvoir nous mettre d’accord sur le renvoi d’un certain nombre de personnes qui ont la nationalité de ces pays et qui sont confondues de radicalisation dans notre pays”, a souligné, de son côté, le ministre français de l’Intérieur. Il a précisé qu’il allait en Algérie pour discuter avec son homologue Kamel Beldjoud, mais aussi avec des responsables de la sécurité et du renseignement, du retour de certains Algériens “radicalisés”.