Un maire élu sur la liste du Front des Forces Socialistes (FFS) vient d'être suspendu par le wali de Bejaïa, en Kabylie. Il s'agit du président de l'Assemblée communale populaire (APC) de Tichy. La décision a suscité la colère de son parti qui n'a pas hésité à crier au scandale. 

"Le Wali de Bejaïa vient de suspendre le camarade Hamid Aïssani de ses activités d'élu et de Président d’APC de Tichy sous prétexte qu'il fait l'objet de poursuites judiciaires", écrit en effet la fédération locale du parti dans un communiqué rendu public lundi 9 novembre 2020.

Pour le FFS de Bejaïa, l'argument avancé pour expliquer cette décision est, pour ainsi dire, nulle et non avenue. "Faux ! Le maire de Tichy ne faisait objet d’aucune poursuite judiciaire justifiant cette suspension", martèle la fédération dans le même communiqué. Pour elle, "cette décision arbitraire prise sur la base d'un dossier monté de toutes pièces, constitue un abus de pouvoir et une violation flagrante de la loi".

Le FFS crie au scandale

Par conséquent, le FFS ne compte pas se laisser faire et annonce sa solidarité avec l'édile communal de Tichy. La fédération du plus ancien parti d'opposition en Algérie, tout en rejetant la décision, affirme qu'elle "ne ménage aucun effort pour réhabiliter notre maire dans ses droits"

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Selon la même source, "cette cabale administrative et judiciaire enclenchée à l’encontre de notre maire constitue un acte d'intimidation et le prix à payer pour son engagement politique et son combat permanent contre la mafia locale."

Le FFS a tenu à signaler que "pendant cette mandature, nous assistons à un phénomène inédit dans notre wilaya, une dizaine de maires sont poussés à la démission, et d'autres subissent des suspensions injustes et abusives par l'Administration." Pour cette formation politique, "cette attitude constitue un acharnement contre les maires suite au refus de cautionner les mascarades électorales précédentes...".

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