Un homme d'une soixante-dizaine d'années a été condamné à 20 ans de prison ferme, lundi 9 novembre, dans la wilaya d'Oum El Bouaghi, dans l'est de l'Algérie. Il a été reconnu coupable du meurtre de sa femme, âgée de 61 ans. 

Les faits remontent à la nuit du 31 décembre 2019, indique le journal arabophone Echorouk, qui a rapporté l'information. Tout est parti d'un appel téléphonique reçu par la victime vers 23h30. Un coup de fil qui a éveillé les soupçons du septuagénaire. L'époux décide alors de rappeler l'appelant, pour le menacer de saisir la police si jamais il s'avisait de recontacter son épouse, a-t-il raconté aux enquêteurs.

Un appel téléphonique meurtrier

Cependant, l'affaire n'en resta pas là. Au petit matin du premier jour de l'an 2020, la victime s'est dirigée vers la salle de bains, toujours selon l'accusé. Poussé par les mauvaises idées et la suspicion suscitées par l'appel de la veille, le père de famille la suit discrètement, croyant qu'elle allait recontacter la personne qui l'avait appelée la veille au soir.

Une violente dispute s'ensuivit entre le couple. Le septuagénaire, qui doutait de la fidélité de sa femme, entre dans une colère noire. Il la bat violemment avant de l'étrangler. Ce n'est que quelque temps plus tard qu'il se rendra compte qu'il venait de commettre l'irréparable. C'est lui-même d'ailleurs qui a alerté les services de sécurité, qui l'ont arrêté sur-le-champ.

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Le corps sans vie de la victime a été transféré par la Protection civile vers la morgue de l'hôpital de la ville pour les besoins de l'autopsie. Le procureur de la République a requis la peine de mort contre l'auteur de ce féminicide, qui a été finalement condamné à 20 de prison ferme.