Au Maroc, une affaire sordide d'un bébé né mort et à qui on a coupé un bras soulève la colère. Selon les médias locaux, le procureur général du roi près la cour d’appel de Ouarzazate a ordonné d’ouvrir une enquête sur l’affaire. Les associations de la protection de l'enfance crient au scandale.

L'affaire a fait beaucoup de bruit au Maroc. Le corps d'un bébé mort-né a subi un acte « barbare », dénonce la presse locale. Le cadavre a été mutilé sauvagement. Les faits ont eu lieu vendredi 6 novembre dans l'hôpital Edderrak de la ville de Zagora. Une femme avait perdu son enfant pendant l'accouchement. Le corps sans vie du bébé a été alors placé au service de pédiatrie.

Mais le médecin du département d'obstétrique et de gynécologie, qui surveille la santé de la mère, a été surpris de découvrir que le bras du bébé décédé avait été coupé de l'épaule, dans des circonstances mystérieuses. Le docteur a aussitôt informé la police judiciaire de la zone de sécurité de Zagora qui a, à son tour, informé le procureur général du roi près la cour d’appel de Ouarzazate, afin qu’une enquête soit ouverte pour élucider le mystère de cet acte odieux.

Les Marocains indignés

Les services de sécurité ont interrogé les médecins, les infirmières et toutes les personnes liées à l'affaire. La police marocaine a également eu recours aux caméras de surveillance de l'hôpital pour trouver un quelconque indice sur cet acte qui a mis en émoi tout le Maroc.

Selon des sources sécuritaires, les recherches sont toujours en cours pour découvrir la vérité sur cette affaire de mutilation de cadavre, susceptible d'avoir un rapport avec la sorcellerie . À ce propos, l'organisation « Touche pas à mon enfant » a condamné vigoureusement cet acte barbare, suit de très près l'évolution de cette affaire et entend poursuivre en justice son ou ses auteurs.

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