Les Algériens fichés pour radicalisme en France seront expulsés et l'Algérie est prête à les accueillir. Un accord a été conclu dans ce sens entre Alger et Paris lors de la dernière visite du ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin. C'est ce qu'a indiqué ce dernier au journal La Parisien, samedi 14 novembre 2020.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin est revenu samedi sur la visite qu'il a effectuée en Algérie, la semaine dernière. Dans un entretien accordé au média français, il affirme que les autorités algériennes ont affiché leur disponibilité à reprendre leurs ressortissants radicalisés.

"J'ai rencontré le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et de l'Intérieur. Je les remercie pour leur coopération. L'Algérie est un grand pays cher à mon cœur. Ils m'ont clairement affirmé que les nationaux qui relevaient de leur responsabilité seraient repris à la condition que ce soit bien leurs nationaux, ce qu'on peut tout à fait comprendre", a déclaré le ministre. Affirmant que "il y a déjà eu un certain nombre d'expulsions…".

Dans le même sillage, Gérald Darmanin a souligné que "depuis 2017, 471 étrangers radicalisés ont été reconduits". Il a signalé en outre que depuis son arrivée au ministère de l'intérieur, "il y avait encore 231 étrangers en situation irrégulière et suivis pour soupçon de radicalisation". Depuis, ajoute-t-il, "nous en avons expulsé 48 dont 30 au cours de ces trois dernières semaines".

Accord trouvé

Pour les autres, l'opération suit son cours, affirme le même responsable. Selon lui, sur les 231, "plus de la moitié est donc hors d'état de nuire". Etant donné que, précise-t-il, "50 ont été placés en centre de rétention administrative et 40 assignés à résidence, en attente d'être expulsés".

Le ministre soutient qu'un travail de fond se fait pour identifier ces personnes et surtout définir leur identité et leurs pays d'origine. Certains "nécessitent qu'on vérifie leur identité, qu'on s'assure qu'ils sont bien Russes ou Algériens comme ils le disent par exemple", indique-t-il à titre illustratif.

A noter que selon certaines sources, l'Algérie aurait refusé la liste présentée par le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lors de cette même visite. Alger a argué que cette liste contenait des noms d’Algériens nés en France. Il ne s’agit donc nullement de migrants clandestins ou de Harraga.