Le chanteur français d’origine algérienne Enrico Macias est au centre d'une polémique en Tunisie. En effet, plusieurs voix se sont élevées contre le chanteur demandant son expulsion immédiate du pays du jasmin où il se trouve depuis plusieurs jours.

L’artiste juif originaire de Constantine, Enrico Macias a en effet décidé de quitter la France depuis plusieurs jours et se rendre en Tunisie. Après avoir été infecté et guéri du coronavirus, le chanteur de 81 ans avait subi, en mai dernier, une lourde chute près de chez lui à Paris.

Ce qui lui a provoqué une fracture du col du fémur, lui valant une intervention chirurgicale et plusieurs jours d'hospitalisation. Alors que son état de santé s'améliorait, Enrico Macias, Gaston Ghrenassia de son vrai nom, décida de se rendre en Tunisie pour y passer sa convalescence.

Enrico Macias au centre d’une polémique "antisioniste"

Le chanteur Enrico Macias s'est alors rendu à la ville tunisienne de Kerkennah, histoire d'oublier ses problèmes de santé. Mais le voyage de l'artiste juif est en passe de prendre une autre tournure. En effet, les médias tunisiens rapportent que plusieurs associations et organisations ont crié leur colère suite à l'accueil réservé au chanteur, connu pour son soutien à l’entité sioniste.

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Ainsi, plusieurs associations, dont l’Organisation contre la torture en Tunisie, la campagne pour le boycott et la lutte contre la normalisation avec l’entité sioniste, la Campagne tunisienne pour le boycott académique et culturel d’Israël, l’Atelier médiatique pour les droits économiques et sociaux, l’Association « Khadhra » pour la défense des ressources naturelles en Tunisie, ont publié un communiqué dans lequel elles condamnent catégoriquement d'avoir laissé venir l’artiste, né en Algérie en décembre 1938 « qui a consacré son art et sa vie à blanchir le visage haineux du colonialisme et du racisme en essayant, avec quelques complices mercenaires tunisiens, de tromper avec son faux discours sur la paix et la coexistence ».

Dans le document, ces mêmes voix appellent la présidence de la République, et tous les ministères concernés, à intervenir pour mettre fin à ce « nouveau crime de normalisation », à ordonner l’expulsion de « l’artiste de l’armée d’occupation », à enquêter sur la manière dont il est entré en Tunisie, et à prendre les mesures nécessaires pour éviter la répétition de telles inconvenances. Les associations ont également demandé aux Tunisiens, particulièrement les citoyens de Kerkennah, de boycotter l'établissement qui abrite l’artiste et protester par tous les moyens légitimes contre son accueil.

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