Un sans-papiers algérien a été interpellé par les enquêteurs du commissariat de Cannes pour vol à la tire. Le migrant clandestin prenait pour cible des personnes âgées, souvent munies d’une canne ou d'un déambulateur, indique, vendredi 20 novembre, le média français Nice-Matin.

Arrivé en France clandestinement, le sans-papiers algérien est âgé d'une cinquantaine d'années. Il s'attaquait exclusivement aux plus vulnérables, c'est-à-dire aux personnes affaiblies par l’âge et la maladie et dépendantes d’une canne ou d’un déambulateur.

L'Algérien n'a, d'ailleurs, pas hésité à bousculer l'une d'elles pour lui dérober son portefeuille. Appelé « le voleur à la tire », il a fini par être identifié grâce aux enquêteurs de Cannes qui l'ont pisté. Il a été présenté devant le tribunal de Grasse, vendredi 20 novembre, suivant la procédure de comparution immédiate.

Le sans-papiers algérien « éprouvait du plaisir à s’en prendre aux plus faibles »

Les enquêteurs lui reprochent plusieurs vols : dans les bus, les supermarchés et les marchés de La Bocca et de Cagnes-sur-Mer. Il opérait suivant un stratagème bien déterminé : il repérait d’abord ses victimes, les suivait avant de les voler.

Lors de son procès, les enquêteurs ont expliqué que « ses victimes avaient entre 80 et 90 ans. Il agissait comme un prédateur. D'ailleurs, même si l'on s'est rendu compte qu'il volait pour vivre, il a reconnu qu'il prenait un certain plaisir à agir ». Douze faits au moins sont reprochés au sans-papiers depuis 2018, pour un préjudice d'environ 10 000 euros. « Mais l'on pense qu'il en a effectué beaucoup plus, pas loin d'une centaine », estiment les enquêteurs.

Par ailleurs, dans le Mans, trois autres sans-papiers ont été arrêtés pour cambriolages. Jugés en comparution immédiate, les trois migrants clandestins ont écopé, vendredi 20 novembre, d’une année de prison ferme pour quatre cambriolages commis dans des commerces du Mans et de Coulaines.

 

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