Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a fustigé, ce dimanche 29 novembre, le silence des députés algériens face aux atteintes aux droits de l'homme en Algérie. Dans un communiqué posté sur sa page Facebook, Mohcine Belabbas citera, à titre illustratif, les cas Khaled Drareni et Rachid Nekkaz. 

« Le problème (en Algérie, ndlr) est plutôt dans le silence du Parlement algérien depuis près de deux ans sur les violations des lois et les atteintes répétées aux droits et aux libertés. Plus grave, il vote des lois liberticides qui viennent au secours de la répression judiciaire. Il est aussi dans l’absence, ne serait-ce, que d’un débat parlementaire tout au long d’une révolution qui marquera à jamais l’Histoire et la mémoire », dénonce le président du RCD dans son communiqué.

Un communiqué qui se veut une réponse au ministère des Affaires étrangères (MAE) qui a avait réagi et condamné la résolution du Parlement européen sur les droits de l'homme en Algérie.

« Outrance, dites vous ? »

Dans sa réaction exprimée samedi 28 novembre, le MAE s'est notamment insurgé contre « le contenu outrancier » de ladite résolution qui se résume, selon ce département ministériel, « à un chapelet d’injures et d’avanies à l’endroit du peuple algérien, de ses institutions et de l’Etat algérien ». Pour Mohcine Belabbas, la dégradation de la situation des droits de l'homme en Algérie est bien réelle.

« Outrance, dites-vous. Comment peut-on alors qualifier la condamnation du journaliste Khaled Drareni à deux années de prison ferme ? Comment peut-on qualifier le maintien sous mandat de dépôt de plusieurs détenus d’opinion, à l’instar de Rachid Nekkaz, depuis plus d’une année et le refus de programmer leur procès ? Comment qualifier la fermeture hermétique des médias au débat pluriel et le refus de donner des autorisations, y compris, pour les réunions des organes de direction des partis politiques ?… La liste est longue », soutient le président du RCD dans son communiqué.