Un journaliste d'une chaîne privée algérienne accuse le maire de Aïn Fakroun, dans la wilaya d'Oum El Bouaghi, de l'avoir agressé et insulté lors de l'exercice de son travail. Selon le journal arabophone Echorouk, qui a rapporte l’information ce vendredi 4 décembre, le journaliste a posté sur sa page Facebook une vidéo pour raconter sa mésaventure.

« Le 3 décembre 2020, j'ai été agressé physiquement et verbalement par le président de l’Assemblée populaire de Aïn Fakroun dans la wilaya d'Oum El Bouaghi, alors que j’accomplissais mon devoir de transmettre les préoccupations des citoyens », a confié le journaliste de la chaîne privée Al-Ajwa TV.

Il précise que le responsable municipal s’en est pris à lui en lui confisquant sa caméra et en cassant le micro portant le logo de la chaîne. La présumée victime dénonce l’agression dont elle dit avoir fait l'objet devant des citoyens. Le journaliste a également appelé le ministre de la Communication à intervenir « pour mettre fin à de telles agressions commises quotidiennement contre des journalistes ».

Pour rappel, en novembre dernier, la mésaventure similaire d’une autre journaliste algérienne a ému l’opinion publique en Algérie. La journaliste, dénommée Abir Benrabah, aurait été victime de harcèlement et de chantage sur les réseaux sociaux. Après une accumulation de menaces, elle a eu un malaise qui lui a valu une hospitalisation aux soins intensifs.

Elle a fait l’objet de nombreuses menaces via les réseaux sociaux. Un acharnement qui ferait suite au combat de la journaliste contre le harcèlement et le chantage que subissent les jeunes filles sur les réseaux sociaux. En effet, Abir Benrabah a mené une série d’enquêtes sur le sujet et n’a pas manqué de manifester son soutien aux victimes à travers la page électronique « Bnat Bladi ».

Suite aux nombreuses menaces qu’elle a reçues, elle a eu un malaise qui a nécessité son hospitalisation immédiate aux soins intensifs. Ses proches parlaient d’un état critique.

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