Le tribunal correctionnel de Paris a accordé la relaxe à Riadh B., un ressortissant algérien vivant en France accusé d’« agression sexuelle » sur l’écrivain Édouard Louis. En revanche, l’Algérien de 35 ans a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour deux vols aggravés.

Près de huit ans après les faits dénoncés et près de cinq ans après leur narration dans un succès d’édition d’Édouard Louis, la justice vient de trancher cette affaire qui a fait beaucoup de bruit en France. Le jeune Algérien Riadh B., également prénommé Reda, a été relaxé des faits d’« agression sexuelle ». Le dossier avait été requalifié en « agression sexuelle » pour « une bonne administration de la justice ». En revanche, l’Algérien de 35 ans a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour deux vols aggravés.

Les magistrats du tribunal correctionnel de Paris motivent la relaxe notamment par les déclarations « inconstantes » et « non circonstanciées » de la victime qui « ne peuvent suffire à établir la réalité des faits dénoncés ». Ils pointent aussi le fait qu'Edouard Louis « a toujours refusé la confrontation proposée par le juge d’instruction et sollicitée vivement par Riadh B. ».

En janvier 2016, les services de sécurité interpellent Riadh B. qui est mis en examen pour « vol » et « viol avec arme ». Lors de l’interrogatoire, l’Algérien reconnaît être l’auteur du vol. Il a néanmoins nié catégoriquement avoir violé la victime. La justice décide alors de le mettre en détention provisoire, avant de le libérer, onze mois plus tard.

En 2019, la justice française décide de requalifier les faits en « agression sexuelle » et non « viol » et de renvoyer le ressortissant algérien devant le tribunal correctionnel. L’écrivain Édouard Louis a toujours refusé d’être confronté à son présumé agresseur. Son avocat explique que son client est « moralement dans l’incapacité totale d’être confronté au mis en examen », car cela pourrait « le fragiliser encore davantage. »