Un nouveau pays arabe a ouvert une représentation consulaire à Laâyoune, capitale du Sahara occidental. Après les Emirats arabes unis, c'est le royaume de Bahreïn qui a décidé d'ouvrir un consulat dans la capitale sahraouie, dans un contexte de conflit armé entre les forces du Polisario et l'armée royale marocaine.

C'est le roi Hamed Ben Issa Al Khalifa qui a promulgué, dimanche 13 décembre, un décret royal portant création d'un consulat général à Laâyoune. Dans ce sens, le décret en question appelle le chef de la diplomatie bahreïnie à prendre les mesures nécessaires pour mettre en oeuvre la décision royale.

Ce n'est pas le premier pays à ouvrir une représentation consulaire à Laâyoune. Depuis décembre 2019, des pays africains ont ouvert des consulats dans la capitale du Sahara occidental, à l'instar de la Côte d'Ivoire, du Gabon, des Comores et de la Centrafrique. Mais au début du mois de novembre 2020, les Emirats arabes unis en ont fait de même, en tant que premier pays arabe à ouvrir un consulat dans cette région disputée d'Afrique du Nord.

L'Algérie a réagi à la « violation du droit international »

Le lendemain, l'Algérie a réagi à travers une déclaration de son ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum. « Au vu du droit international, la République sahraouie est membre de l’Union africaine et a la pleine souveraineté sur ses territoires », avait-il affirmé en réaction à la décision émiratie.

Aussi, quand la Côte d'Ivoire a pris la même décision en février, le ministère algérien des Affaires étrangères avait réagi par le biais d'un communiqué, pour souligner que « ce genre d’acte émanant d’un membre fondateur de l’UA est une violation des engagements issus de l’acte constitutif de l’UA et une transgression flagrante du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU concernant la question de décolonisation du Sahara occidental ».

Le Maroc aurait payé pour avoir ces consulats

L'Algérie n'a, à aucun moment, adopté une autre position que celle qui consiste à dénoncer la « violation du droit international », à chaque fois qu'un consulat est ouvert dans des régions du Sahara occidental. Déjà parce que la question est toujours entre les mains de l'Organisation des Nations unies (ONU) et restera toujours en suspens tant que cette organisation internationale n'a pas trouvé une issue.

Mais cette décision de certains pays d'ouvrir des consulats à Laâyoune est considérée comme exclusivement politique et n'a aucune explication diplomatique logique. D'autant plus que les pays concernés n'ont pas de ressortissants sur le territoire du Sahara occidental pour avoir besoin d'ouvrir une représentation consulaire.

Comment alors expliquer cette ruée de certains pays africains vers des villes sahraouies, comme Laâyoune et Dakhla, pour y ouvrir des consulats ? Le média marocain Le Desk a mené une enquête et semble avoir trouvé une explication. Selon le journal online, le Maroc a payé d'une manière ou d'une autre pour convaincre les dirigeants de certains pays africains.

Lire aussi : L’Algérie accuse la Côte d’Ivoire de violation du droit international