Le tribunal de Vannes dans le nord-ouest de la France a condamné mercredi 16 décembre, un ressortissant algérien pour violences contre sa femme et son fils de 11 ans. L’homme âgé de 44 ans aurait fait vivre l’enfer à ses victimes pendant plusieurs mois, rapporte Ouest France.

Devant  le tribunal, le suspect semble ne pas comprendre pourquoi il est poursuivi pour des violences sur son épouse et son fils âgé de 11 ans. « Je n’ai rien à cacher : j’ai tout donné pour ma femme qui a fini par me tromper. Je lui crachais au visage, mais c’était des crachats secs. Quant à mon fils, il ne veut pas m’écouter et regarde des vidéos sur son portable jusqu’à 4 h du matin », s'est-il défendu.

En effet, les violences, sous forme d’humiliations, ont commencé depuis l’été dernier, après une courte séparation. La jeune épouse avait décidé de partir avec ses deux enfants. Lors de cette séparation, elle a rencontré un autre homme sur un site internet. Pour autant, le couple s’est reformé à l’été dernier.

Il traitait son épouse de prostituée

« Il me reprochait mon infidélité, en me traitant de prostituée, en me crachant au visage, en me reprochant de regarder les vitrines des magasins, en insinuant que j’avais tué mon père, en humiliant ma famille, en me forçant à me convertir à l’islam, en me harcelant de dizaines de messages téléphoniques par jour, » témoigne l’épouse.

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Son avocat Me Olivier Couespel souligne que « cette femme et leur fils ont vécu l’enfer. Le prévenu veut nous faire croire qu’il est la victime, mais leur fils a procédé à différents enregistrements qui prouvent toutes ces humiliations, dont lui-même a été victime. Le prévenu disait ainsi à ses enfants qu’il n’est pas leur père ».

L’avocat de l’Algérien, Me Andréa Thomas assure que son client « était arrivé à bout de par le contexte familial. Il ne se reconnaît pas dans son comportement ».

Après délibérations, le tribunal a décidé de condamner le prévenu à huit mois de prison avec un sursis probatoire durant deux ans, avec obligation de soins et de suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales, avec interdiction de contacts avec les victimes. L’autorité parentale lui est retirée. Il doit verser 3 000 euros à son épouse et autant à son fils, pour leur préjudice.

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