Plusieurs sites algériens, dont certains appartiennent à des agences et institutions en lien avec le gouvernement, ont été la cible d’attaques cybercriminelles marocaines. Les hackers se présentent comme des membres du « MoroccoHackTeam Neige_Ma ».

Selon le journal électronique marocain Le Desk, parmi les sites piratés, on retrouve celui de l’Agence algérienne pour la valorisation des ressources en hydrocarbures. Sur la page d’accueil, les hackers marocains placent l’emblème du mouvement Moorish. Ce dernier « regroupe une mouvance ultranationaliste souvent mobilisée en défense de la ligne officielle tout en prônant un retour nostalgique au passé glorieux de l’empire chérifien du Maroc », précise le site d'information. Ce mouvement est particulièrement actif sur Twitter.

Le journaliste algérien Akram Kharief, directeur de MENA Defense, a également confirmé, sur sa page officielle, les attaques de piratage. Il a partagé une liste des sites algériens ayant été piratés. Il s’agit, entre autres, des site de l’Unesco en Algérie et de celui du Programme d’appui à la politique sectorielle de l’environnement, en plus des pages web de l’Office national de l’irrigation et du drainage ou encore de l’hôtel Mazafran.

Le 14 octobre dernier, le site du ministère algérien de la Santé avait aussi subi une cyberattaque d’un groupe de hackers marocains. La page web est restée inactive pendant un long moment. Elle affichait un message rédigé par un groupe de hackers nommé « Morrocan revolution hacker’s ».

 Les hackers marocains ont réussi à contourner la protection logicielle du site de la plus haute instance sanitaire en Algérie. Le site www.sante.gov.dz s’ouvrait normalement, mais son contenu était inaccessible pendant un long moment. La page affichait un écran noir avec un message écrit en anglais par les auteurs de cette cyberattaque, qui ont affirmé son piratage par « Morrocan Revolution ».

Le message disait : « Salutations tout le monde. Nous sommes des hackers marocains et algériens. Nous sommes les Blackhat hackers ».