Le juge instructeur du tribunal de Chechar, dans la wilaya de Khenchela, au nord-est de l’Algérie, a auditionné, le 24 décembre, le maire de Chechar dans une affaire de chantage et de diffamation. L’élu est poursuivi avoir publié sur les réseaux sociaux des photos de son adjointe sans son consentement.     

Selon le journal arabophone Echorouk, le maire devra être entendu de nouveau lundi 28 décembre, dans le cadre de la même affaire. Il aurait publié des photos de son actuelle adjointe aux côtés de l’ancien maire au sortir d’un tribunal. La publication faisait croire aux lecteurs que les deux élus étaient sortis de prison.

La plaignante révèle dans sa déposition que le maire avait voulu exercer de la pression sur elle « pour s’être opposée à la délibération d’octroi de projets ». Le prévenu, de son côté, a nié les accusations portées contre lui. Il affirme que son compte avait été piraté par des inconnus.

Pour rappel, le président de l’APC de Sidi Medjahed, dans la wilaya de Tlemcen, est aussi au cœur d’un scandale, mais de harcèlement sexuel. Sa présumée victime est une fonctionnaire exerçant dans le CEM de la commune dans le cadre du filet social.

La jeune femme, mariée, est allée réclamer la régularisation de sa situation professionnelle auprès de ce maire. Au lieu de répondre à la requête de la femme, ce dernier lui aurait fait des avances. Il lui aurait proposé d’avoir des relations intimes avec lui « en échange d’un poste de travail et d’un logement ».

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La victime n’a pas cédé. Mais loin de s’avouer vaincu, le président de l’Assemblée populaire communale (APC) aurait usé d’autres moyens pour atteindre son objectif. Il s’est mis, selon le témoignage de la victime, à exercer des pressions terribles sur elle.