Le procès du général à la retraite emprisonné Ali Ghediri a été programmé pour demain (29 décembre ) devant la Cour correctionnelle de Dar El Beïda, à Alger. Le général à la retraite comparaîtra devant la Cour par visioconférence, rapporte le journal arabophone Ennahar.

Ainsi, l'affaire du général incarcéré depuis le mois de juillet 2019 va connaître son épilogue après plusieurs rebondissements. Son dossier d’accusation a été allégé par la chambre d’accusation près la Cour d’Alger le 10 juin dernier. Elle a décidé de retirer le chef d’accusation « intelligence avec l’étranger » du dossier du général. Ainsi, la constitution d’« entreprise de démoralisation de l’armée » est désormais le seul chef d’inculpation retenu contre le général à la retraite incarcéré.

Par ailleurs, les avocats de Ali Ghediri ont déposé un recours près la Cour suprême. Un recours accepté le 16 décembre. La Cour suprême a décidé de requalifier l’accusation « atteinte au moral de l’armée » de crime en délit. La Cour a aussi décidé de dissocier l’affaire de Ali Ghediri de l’accusé principal et de renvoyer l’affaire devant la Cour correctionnelle de Dar El Beïda. C'est ainsi que cette dernière a décidé de programmer le procès du général à la retraite.

Ali Ghediri en détention provisoire depuis juillet 2019

Il faut rappeler que le général à la retraite a été placé en détention provisoire depuis le mois de juillet 2019. L’ancien candidat à la candidature à la présidentielle avortée du 18 avril de la même année avait été poursuivi pour « atteinte au moral de l’armée ». La justice avait décidé de le poursuivre en criminelle alors que d’autres affaires similaires ont été jugées en correctionnelle.

Ali Ghediri a refusé de comparaître devant la chambre criminelle. Ses avocats ont déposé un recours devant la Cour suprême. Le général à la retraite avait adressé une lettre à Abdelmadjid Tebboune dans laquelle il a clamé son innocence et affirmé qu’il était victime de règlements de comptes politiques de la part de certains décideurs qui ont un « besoin vital de satisfaire certains ego hypertrophiés, n’obéissant qu’à leurs instincts », faisant allusion ainsi à l’ancien chef des armées, Ahmed Gaïd Salah.

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