Le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, s'est prononcé, ce lundi 28 décembre, sur une éventuelle organisation des prochaines élections législatives et locales le même jour. Dans une entrevue accordée à la Radio nationale, Charfi a affirmé que cette option n'était pas à l'ordre du jour, faute de moyens humains. 

« Sur le plan juridique et technique, rien n’empêche l’organisation des prochaines échéances législatives et locales le même jour, mais il n’y a pas suffisamment de magistrats pour pouvoir le faire », a expliqué le président de l'ANIE. Selon lui, l'organisation des deux échéances électorales le même jour « nécessite la mobilisation de 9 000 magistrats, or, précise-t-il, nous comptons actuellement en Algérie 6 000 magistrats ».

Par ailleurs, le même responsable a écarté la possibilité du recours à la voie électronique pour la tenue de ces mêmes élections, arguant que ce genre de vote ouvre des brèches à la fraude.  « Même s’il est facile à mettre en place sur le plan technique, les risques de fraude pouvant accompagner ce mode de vote ne nous encouragent pas à l’envisager pour le moment ».

« 800 000 doubles électeurs supprimés »

Charfi, qui a affirmé que son instance était prête pour l'organisation des élections législatives et locales, a fait une révélation de taille qui peut en dire long sur les procédés douteux du déroulement des élections en Algérie. Il a indiqué que l'ANIE « a pour la première fois supprimé 800 000 doubles inscriptions sur les listes électorales dans le cadre de l’assainissement du fichier électoral ».

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Autrement dit, ces 800 000 électeurs portés sur le fichier électoral votaient, du moins pour une partie d'entre eux, en deux fois. Et cela duré certainement des années. Charfi a promis que le fichier serait complètement assaini, en prévision des rendez-vous prochains.