Les forces armées françaises envisagent de réduire les effectifs de sa force Berkhane déployée au Sahel. Dans un entretien accordé ce lundi 4 janvier au média français Le Parisien, la ministre des Armées, Florence Parly, évoque de conditions de sécurité « difficiles », faisant état de cinq morts en moins d’une semaine.

La ministre française des Armées, Florence Parly, parle, en effet, de plusieurs pertes en vies humaines, enregistrées en moins d’une semaine, au sein des troupes armées françaises au Sahel. Cinq soldats français ont été tués, entre lundi et samedi 2 janvier, dans deux attaques à l'engin explosif improvisé. La ministre parle désormais de la volonté de « mieux protéger » les militaires engagés au Sahel. Un constat « difficile », selon elle, qui engendrera, très probablement, la réduction des effectifs déployés au Sahel.

La ministre française des Armées fait donc savoir qu'une décision sera prise à l'occasion du prochain sommet conjoint de la France et des pays du G5 Sahel, en février à Ndjamena, au Tchad. Selon elle, le déploiement de 600 hommes décidé, il y a un an, lors du sommet de Pau, dans le sud-oued de la France, et qui a porté les effectifs de Barkhane à 5 100 hommes, « a rempli sa mission ». Elle cite en exemple la neutralisation, en juin dernier, de l’Algérien Abdelmalek Droukdel, leader d’Aqmi.

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Cependant, après la mort des cinq soldats, Florence Parly admet que les conditions de sécurité au Sahel restent difficiles. Et ce n'est pas la seule difficulté à laquelle Barkhane doit faire face désormais : le soutien européen au travers de la force Takouba prend du retard et l'arrivée au Mali d'un bataillon tchadien se fait toujours attendre.