La Cour d’Alger a refusé, ce mercredi 20 janvier, la demande de remise en liberté provisoire à l’homme politique Rachid Nekkaz. L'annonce a été faite par ses avocats qui regrettent le fait que Rachid Nekkaz doive encore rester en prison, sans jugement

En détention depuis plus d’une année à la prison de Koléa sans jugement, Rachid Nekkaz espérait une remise en liberté provisoire. Les avocats de l’homme d’affaires ont plaidé, ce mercredi, devant le juge de la chambre d’instruction près la Cour d’Alger pour sa remise en liberté. Le juge a rejeté cette requête.

Le mandat de dépôt de l’ancien candidat à la présidentielle avortée de 2019 est arrivé à terme le 4 avril 2020, mais la chambre d’accusation a ordonné sa prorogation le 5 avril 2020, soit le lendemain de son expiration. Pour la défense de Rachid Nekkaz, cette « prorogation est une violation flagrante de la loi ». Le militant politique a été placé en détention le 4 décembre 2019. Il est poursuivi pour « incitation à attroupement non armé » et  « publications pouvant porter atteinte à l’unité nationale ».

Pour rappel, l’homme d’affaires et homme politique été conduit, hier (mardi 19 janvier) de sa cellule, à la prison de Koléa, devant le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, sans que ses avocats soient au courant. C’est ce qu’a affirmé Me Zoubida Assoul.

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Zoubida Assoul, qui fait partie du collectif de défense de l’activiste, a affirmé que « c’est par hasard qu’un de nos collègues, membre de collectif de défense, a appris que Rachid Nekkaz a été présenté devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed ». L’avocate et ses collègues ne savent pas pourquoi l’activiste a été présenté devant un nouveau juge.

A défaut d’éléments d’informations, Zoubida Assoul soupçonne l’existence d’une nouvelle affaire ouverte contre l’homme politique. Elle rappelle que le dossier pour lequel Rachid Nekkaz est poursuivi actuellement est ouvert au niveau du tribunal de Dar El Beïda, à Alger.