L’historien français Benjamin Stora a remis au président Emmanuel Macron son rapport portant sur la mémoire de la colonisation française de l’Algérie. Certains élus de droite s’indignent déjà au communiqué de l’Elysée, qui affirme pourtant que la France ne comptait pas présenter des excuses à l’Algérie.

En effet, certains élus de droite n’ont pas tardé à s’exprimer sur le rapport de l’historien Benjamin Stora portant sur la mémoire entre l’Algérie et la France. Pour les élus de ce bord politique, ce rapport constituerait un parti pris en défaveur des Français rapatriés au lendemain du 5 juillet 1962. D'ailleurs, certains observateurs croient que le rapport de l’historien français aura du mal à résoudre la problématique de la réconciliation entre les deux rives.

Valérie Boyer, sénatrice Les Républicain (LR), estime que le choix de Benjamin Stora, un historien qui n’est pas dénué d’engagements politiques, confirme une « prise de position sur la guerre d’Algérie ». Un autre député du LR, Michèle Tabarot, écrit sur son compte Twitter que le président Emmanuel Macron a fait « une faute impardonnable en sélectionnant parmi les mémoires », et que toutes ses pensées vont « aux Français d’Algérie et aux harkis pour qui ces déclarations ravivent de douloureuses blessures ».

Le député européen du Rassemblement national (RN), Gilbert Collard, critique une réconciliation « à sens ‘’inique’’ ». Il déplore aussi le projet de cérémonie officielle de commémoration des Algériens morts le 17 octobre 1961, tandis qu’aucune initiative n’a été proposée à la mémoire « des Pieds-noirs tués lors du massacre de la rue d'Isly ».

Le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, a estimé, dans une publication sur son compte Twitter, que le rapport de Benjamin Stora était « honteux ». Pour le député ex-LREM, Joachim Son-Forge, « la France n’a pas colonisé l’Algérie. Elle l’a fondée ».

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