La télévision publique algérienne (EPTV) a diffusé, mercredi 17 février, la vidéo d’un supposé ex-terroriste qui évoquait ses liens avec le mouvement populaire (Hirak). Hassen Rezkan, alias Abou Dahdah, a notamment parlé d’un prétendu plan visant à radicaliser le mouvement populaire.

Il citera Larbi Zitout, Amir DZ et Mourad D’hina avec lesquels, a-t-il soutenu, les groupes terroristes se sont entendus pour mettre à feu l’Algérie à travers le Hirak. Abou Dahdah, qui dit avoir rejoint le maquis en 1994 et avoir été arrêté en décembre dernier par les éléments de l’ANP, affirme qu’il dirigeait plusieurs pages et chaînes sur les réseaux sociaux.

Une vidéo vite tournée en dérision sur les réseaux sociaux. Elle a suscité plus de moqueries que d’appréhensions. Pour plus d’un, ces « révélations » ne tiennent pas la route. Pour d’autres, il s’agit d’une vidéo fabriquée de toute pièce et une mise en scène par l’EPTV.

« Ils nous prennent pour qui ? »

« Comment se fait-il qu’à Didouche Mourad (Alger) la connexion soit aussi lente qu’une tortue alors que ce terroriste parvient à gérer toutes ces pages et chaînes et communiquer avec le monde depuis le maquis ? » se demande avec ironie un internaute.

« Ce Abou Dahdah ne ressemble en rien à un terroriste », estime un autre. « Comment se fait-il qu’il dise avoir rejoint le maquis en 1994 alors que, selon les allures de son visage, il doit avoir la trentaine. A-t-il donc rejoint les groupes terroristes à l’âge de 5 ou 6 ans ? » s’interroge un autre internaute. « Ils nous prennent pour qui finalement pour croire ce cirque ? » se demande-t-il encore.

Plus sérieusement, un des internautes estime que cette vidéo n’est qu’une « sale manœuvre dédiée à discréditer le Hirak à la veille de la célébration du deuxième anniversaire de sa naissance ».

 « La vidéo est destinée à casser le Hirak »

« Ils veulent dissuader les gens de sortir le 22 février prochain et ils n’ont pas trouvé mieux que de diffuser cette vidéo qui n’a en tout cas pas convaincu grand monde. Leur coup a échoué », écrit un commentateur sur Facebook. Pour un autre, « il s’agit d’une vieille pratique du pouvoir algérien qu’il utilise lorsqu’il veut casser un mouvement. Cette fois, ça ne va pas marcher ».