Décidément, la feuille de route décidée par le pouvoir n’emballe pas les partis politiques d’opposition. La décision de Abdelmadjid Tebboune d’organiser les élections législatives anticipées le 12 juin ne trouve pas écho chez ces formations politiques. Le Parti des travailleurs (PT) est le premier à annoncer le boycott du scrutin. C’est ce qu’a annoncé sa secrétaire générale, Louisa Hanoune, ce lundi 15 mars, lors d’une conférence de presse clôturant les travaux du comité central.

Louisa Hanoune, qui est revenue sur les travaux du comité central, a également fait une rétrospective sur les deux années de révolte populaire. Elle a indiqué que le boycott de ces législatives- décidées de façon unilatérale- était une continuité des positions du parti exprimées et sans cesse renouvelées depuis l’entame du mouvement populaire, le 19 février 2019.

Les législatives ne sont pas la solution à la crise

«Les prochaines législatives ne constitueront pas l’amorce du démantèlement du système obsolète hérité du modèle du parti unique et contre lequel la majorité du peuple s’est révoltée et s’est soulevée. Bien au contraire, ces élections font partie d’un processus électoral qui a été imposé, au lendemain de la démission de Abdelaziz Bouteflika, au peuple (…) pour sauver le système et imposer son maintien », a asséné la SG du PT.

Elle a ajouté : « Ce rendez-vous électoral ne va pas solutionner les problèmes sociaux et ne va pas changer les politiques impopulaires choisies par le gouvernement. Ce dernier a annoncé la poursuite de ces politiques et leur approfondissement. Par conséquent, ces élections ne vont pas stopper, ni diminuer les souffrances des couches les plus démunies ».

Par ailleurs, la secrétaire générale du Parti des travailleurs s’est attaquée au gouvernement sur sa gestion de la crise sanitaire. Elle accuse les autorités d’avoir profité de cette conjoncture pour museler encore plus les libertés individuelles et collectives.

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