Abou El Fadhl Baadji ne fait pas l'unanimité au sein de son parti, le Front de libération nationale (FLN). Ce dimanche 14 mars, des dizaines de cadres de cette formation politique se sont rassemblés devant le siège du parti, à Alger, pour désavouer l'actuel secrétaire général.  

Venus de différentes wilayas, les frondeurs, constitués de Mouhafeds, de chefs de Kasma, d'anciens députés et de membres du comité central du parti, réclament la tête d'Abou El Fadhl Baadji. Ils demandent le départ de ce dernier qu'ils qualifient d'« illégitime », à l'image, disent-ils, de l'ensemble de la composante de l'actuelle direction du parti.

Les protestataires n'ont d'ailleurs pas hésité, selon des sources médiatiques concordantes, à s'en remettre au chef de l'Etat, lui demandant d'intervenir pour mettre fin à cette situation. Ils veulent une autorisation pour la tenue d'une réunion extraordinaire du comité central dans les plus brefs délais.

« Le SG n'est pas légitime »

Certains parmi les protestataires menacent même de saisir la justice pour destituer Abou El Fadhl Baadji. Il se dit qu'une réunion de la direction s'est réunie juste après le départ des protestataires.  C'est dire que rien ne va plus au sein du FLN, et ce, à quelques mois seulement des élections législatives anticipées de juin.

A noter que ce n'est pas la première fois que l'actuel SG du FLN est contesté depuis sa prise de fonction à la tête de cette formation politique, au mois de mars 2020. Pour certains observateurs, la crise couvait au sein du FLN depuis son plébiscite. Elle a fini par éclater au grand jour ce dimanche.

Il y a lieu de signaler que des cadres et militants du parti n'ont jamais reconnu Abou El Fadhl Baadji en tant que SG du FLN. Ils estiment, à cet effet, que ce dernier n'a pas été élu, mais désigné à la tête du parti. Ces contestataires avaient préféré se taire au départ « pour préserver leur parti ». Autre son de cloche désormais pour ces frondeurs qui sont déterminés à faire aboutir leur revendication.

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