La toile a été secouée ces trois derniers jours par une nouvelle affaire de cybercriminalité. Il s'agit de la diffusion de photos et de vidéos intimes de l'actrice algérienne Bouchra Akbi. Le partage massif de ce contenu relevant de la vie privée de la comédienne est suivi d'une vague de condamnations quasi unanime. 

En effet, cet acte, dont l'auteur n'a pas été identifié, a été vivement critiqué et condamné sur les réseaux sociaux. Les internautes rappellent qu'il s'agit d'une atteinte grave à la vie privée de l'actrice, mère de deux filles. Beaucoup n'ont pas hésité d'ailleurs à afficher leur soutien à la victime dans cette affaire.

En plus de dénoncer ce fait répréhensible, des appels à supprimer les photos et vidéos partagées illégalement se sont multipliés. Aussi, beaucoup de voix s'élèvent pour l'identification de l'auteur de ces publications pour qu'il réponde de ses actes devant la justice. 

Une commission de lutte contre la cybercriminalité réclamée

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois des atteintes à la vie privée par voie électronique sont enregistrées en Algérie. D'où la nécessité, estime-t-on, de la mise en place d'un cadre juridique exclusivement chargé de lutter contre ce genre de pratiques. C'est ce que réclame d'ailleurs le sénateur Abdelouahab Benzaïm, qui s'est joint à la vague d'indignation qu'a suscitée la campagne de cyberharcèlement dirigée contre l'actrice Bouchra Akbi.

Il faut aussi rappeler qu'en avril 2020, l'Algérie a adopté une loi condamnant les délits commis sur Internet. Seulement, cette loi n'est valable que pour les fake news politiques.

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