Trois syndicats du secteur de la santé ont déposé un préavis de grève d'une journée pour le mercredi 7 avril. Le secrétaire général du Syndicat algérien des paramédicaux, Lounes Gachi, met en exergue, ce jeudi 1er avril, les principales revendications des auteurs du préavis, que sont le SAP, le SNPSP et le SNECHU.

En effet, le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des enseignants-chercheurs hospitalo-universitaires (SNECHU) ont convenu de déposer un préavis de grève à l'issue d'une réunion tenue récemment.

Dans un entretien accordé au site francophone TSA, Lounes Gachi a mis en avant les trois principales revendications de ce groupe d'organisations syndicales. La première revendication est relative aux entraves dressées contre les syndicats et l'activité syndicale en Algérie. Mais pour lui, ce sont les directeurs locaux de la santé qui entravent ces libertés.

« Parmi les principales revendications figurent au premier chef les libertés syndicales, en raison d’entraves à l’activité syndicale dans plusieurs wilayas, malgré les instructions envoyées à tous les Directeurs de la santé (DSP) par le ministre de la Santé », affirme Lounes Gachi dans le même entretien. Il ne précise pas la nature de ces instructions, mais il affirme que « certains directeurs refusent de les appliquer ».

À lire aussi :  L'UE propose une formation pour les universitaires algériens

Réforme hospitalière et libertés syndicales

Le responsable syndical pose également le problème de la réforme hospitalière. Pour lui, les syndicats doivent être associés à toutes les réformes que le gouvernement pourrait mener dans le secteur de la santé. « La deuxième revendication est liée à la réforme hospitalière et du secteur de santé. On aimerait être impliqués dans ces réformes en tant que syndicats », estime-t-il, expliquant qu'« il s'agit de régler des problèmes sur le terrain ».

Enfin, Lounes Gachi soulève le problème de la « prime Covid » instituée par le chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune, au profit du personnel de la santé. Le personnel n'a perçu que deux trimestres de cette prime, dénonce le SG du Syndicat des paramédicaux. « Après, on n’a rien reçu, et ce, jusqu’à aujourd’hui. Or, cette prime a été instituée par décret présidentiel mais elle n’est pas encore appliquée », martèle-t-il encore.

Lire aussi : Algérie : La prise en charge des patients à l’hôpital de Boufarik suscite la polémique