Un détenu d’origine algérienne a été condamné à un an de prison ferme pour avoir menacé de mort un surveillant de prison et agressé sexuellement une gardienne. Le prévenu affirme avoir agi ainsi afin d’être expulsé en Algérie.

Comme le rapporte le journal régional La Savoie, jeudi 8 avril, le ressortissant algérien, incarcéré à la prison d’Aiton, près d’Albertville, dans le sud-est de la France, a été condamné pour avoir menacé de mort un surveillant et agressé sexuellement une gardienne de prison.

Au moment des faits, la gardienne s’était inquiétée de l’état du prévenu, qui était « recroquevillé au fond de la cellule ». Ce dernier s’était alors levé, avait fermé la porte de sa cellule et s’était masturbé devant elle. Elle avait toutefois réussi à sortir et à prévenir ses collègues.

Après avoir reconnu ces faits devant le juge, le prévenu aurait donné une version complètement différente. Il prétend avoir « trébuché sur la dame ». Son avocate a mis en avant le fait qu’il avait reconnu les menaces de mort. Elle a aussi expliqué que son client était malade et que sa place n’était pas en prison.

Soulignant les facultés réduites de son client, l'avocate de la défense souligne : « "Ici, je meurs tous les jours" déclare-t-il. S’il avait du discernement, il aurait organisé sa vie de manière constructive pour aller au bled. Il ne se présenterait pas devant vous dans une grande détresse personnelle ; incapable de gérer son identité, sa religion, sa sexualité ». Le prévenu, qui a été condamné par le passé pour exhibitionnisme et agression sexuelle, aurait affirmé enfreindre les règles pour être renvoyé dans son pays, l’Algérie.

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De son côté, l’avocat de la victime souligne que sa cliente était encore sous le choc et a remis toute sa vie en question après cette agression. Après délibérations, la procureure a estimé que le prévenu avait eu un comportement de prédateur. Le tribunal l’a finalement condamné à un an de prison ferme.