Des députés français ont saisi le président français, Emmanuel Macron, sur les essais nucléaires de la France en Algérie durant les années 1960. Dans une tribune publiée ce 10 avril par Le Journal du Dimanche (JDD), ces députés, au nombre de neuf, réclament la publication des données et les cartes des zones ds déchets. Ils regrettent d'ailleurs le report du comité intergouvernemental algéro-français qui devait évoquer le sujet. 

"La rencontre a été repoussée 'sine die'! La cinquième session du comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français, qui devait se dérouler ce 11 avril, avait pour volonté de s'inscrire, comme vous l'avez exprimé, M. le Président, dans un contexte d'apaisement des contentieux historiques entre la France et l'Algérie", rappellent les neuf parlementaires français.

Ils reconnaissent, en outre, que dans le but de régler ce contentieux, Macron a entrepris plusieurs démarches. Il est temps pour lui, disent-ils de passer aux choses concrètes pour régler définitivement ce problème qui envenime les relations entre Alger et Paris.

"A cette fin, vous avez pris différentes initiatives, dont la dernière en date du 9 mars demandant à faciliter l'accès aux archives classifiées relatives à la guerre d'Algérie pour 'favoriser le respect de la vérité historique'. Vous avez désormais l'occasion d'impulser une action concrète en faveur des populations civiles et de l'environnement qui continuent d'être affectés par des déchets nucléaires enfouis par la France dans les sables du Sahara ; il vous faut la saisir", disent-ils au président français, Emmanuel Macron.

La dernière tempête de sable a donné à méditer

Ils lui rappellent le phénomène à l'arrivée du sable du Sahara algérien en France  il y a quelques jours et dont les études ont démontré le caractère néfaste de la qualité de la poussière.

"Courant février, le ciel d'une large partie de la France a arboré une teinte orangée créant une atmosphère particulière. Le sable du Sahara, porté par les vents, est à l'origine de ce phénomène. Selon les analyses de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, ce sable avait des teneurs en Césium-137 (élément radioactif) supérieures à la moyenne, mais sans danger pour l'être humain", indiquent les rédacteurs de la missive adressée au président Macron.

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