La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, s’est exprimée, ce lundi 12 avril, sur les critiques visant l’ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette. La responsable française estime que M. Gouyette « effectue sa mission dans le plein respect de la souveraineté algérienne ».

La porte-parole du Quai d’Orsay affirme que l’ambassadeur de France en Algérie « œuvre au renforcement de nos relations bilatérales, conformément à la volonté des autorités françaises ». Elle indique que M. Gouyette « effectue sa mission dans le plein respect de la souveraineté algérienne ».

A propos des récentes déclarations hostiles à la France tenues par des ministres algériens, Agnès von der Mühll a répondu : « Nous déplorons ces différentes déclarations, qui ne reflètent ni la qualité de nos relations bilatérales, ni la dynamique de leur renforcement, soutenue au plus haut niveau par les autorités de nos deux pays ».

Au sujet de l’ouverture d’une antenne du parti La République en marche à Dakhla, sur les territoires du Sahara occidental, la porte-parole réaffirme la position « bien connue » de la France sur ce conflit. « La France soutient les efforts du Secrétaire général des Nations unies en faveur d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », a-t-elle souligné.

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Pour rappel, la France avait réagi, dimanche 11 avril, par le biais de son secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, à la déclaration du ministre algérien Hachemi Djaâboub qui avait qualifié la France d’« ennemi traditionnel et éternel » de l’Algérie. Des propos que le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a jugés « excessifs ».

Au début du mois de mars, le ministre algérien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a rappelé à l’ordre l’actuel ambassadeur de France à Alger, François Gouyette, en lui rappelant les règles en vigueur en diplomatie. Ammar Belhimer avait affirmé que l’Algérie pourrait prendre « des mesures souveraines pertinentes ».