Le classement 2021 de l'Organisation non gouvernementale (ONG) Reporters sans frontières a mis l'Algérie dans le bas du tableau. Classée 146e sur 180 pays, l'Algérie est devancée par ses voisins immédiats, le Maroc et la Tunisie. Les pays de Scandinavie occupent toujours les premières places de ce classement annuel mondial de la liberté de la presse.

L'Algérie occupe la 146e place du classement mondial de la liberté de la presse, établi annuellement par l'ONG Reporters sans frontières (RSF). Elle est devancée par le Maroc, qui occupe le 136e rang, mais de très loin par la Tunisie avec sa 73e place. En Afrique du Nord, l'Algérie ne devance que la Libye, classée 165e par RSF.

En Afrique, la Namibie est classée première avec sa 24e place mondiale, suivie de près par le Cap-Vert (27e rang), le Ghana (30e) et l'Afrique du Sud (32e). C'est dire qu'en matière de liberté de la presse, les pays francophones en Afrique ne sont pas très bien cotés chez les ONG internationales.

 

Sur le plan mondial, les pays scandinaves caracolent en tête du classement avec la Norvège au premier rang, suivie de près par la Finlande, la Suède et le Danemark. Enfin, c'est l'Erythrée qui ferme le classement à la 180e place, devancée par la Corée du Nord (179e) et le Turkménistan (178e). Pour ce qui est des pays du Moyen-Orient, il est aisé de deviner qu'ils sont les moins bien classés sur le plan mondial, avec la Syrie au 173e rang, l'Arabie saoudite au 170e rang et l'Egypte au 166e rang.

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Des régimes répressifs contrôlent leur population

« La liberté d’information fait face à de multiples défis dans la zone du Moyen-Orient et du Nord de l’Afrique. Connue pour ses axes de crises et ses conflits, elle se caractérise par la présence de régimes répressifs qui contrôlent leur population afin de préserver leur pérennité et leur image », affirme RSF sur son site Internet, en accompagnement du classement établi.

Rappelant le printemps arabe et la manifestation des populations de la région MENA de leur soif de liberté, RSF considère que « des espaces d’expression ont vu le jour mais la situation ne s’est pas améliorée partout », précisant que « la zone reste une des plus dangereuses pour les journalistes ».

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