Les forces de police ont encore une fois réprimé la manifestation hebdomadaire des étudiants. Ce mardi 27 avril, la répression a été au rendez-vous dans la capitale, Alger, où les étudiants hirakistes ont eu du mal à démarrer leur manifestation. Et pour cause, des dizaines d'entre eux ont été embarqués par les policiers avant même le début de la marche.

En effet, ce sont des dizaines d'étudiantes et d'étudiants qui se sont retrouvés ce mardi dans les fourgons cellulaires de la police nationale. Majoritairement, ils ont été arrêtés aux alentours de la Place des Martyrs, à Alger. Il faut dire que dès la levée du jour, les services de sécurité ont mis en place un impressionnant dispositif destiné à empêcher la manifestation hebdomadaire des étudiants.

La volonté d'étouffer dans l’œuf, ce 114e mardi du Hirak estudiantin, était visible à l’œil nu. A travers l'impressionnante mobilisation des éléments de la police nationale, mais aussi à travers la série de rafles ayant ciblé les étudiants qui tentaient de se rassembler sur la Place des Martyrs, lieu habituel pour le début de la manifestation.

Les photographes empêchés de travailler

Selon des témoignages recueillis sur place, même les journalistes, et particulièrement les photographes, étaient empêchés de faire leur travail. L'un d'entre eux, Zoheïr Aberkane, a tout simplement été interpellé. Il sera relâché 90 minutes plus tard, selon sa publication sur Facebook. Les policiers mobilisés à l'occasion de cette 114e marche ont tout bonnement sommé les photographes de ranger leurs appareils. Faute de quoi, ils seraient saisis et, eux, embarqués.

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Le même Zoheïr Aberkane sera de nouveau arrêté juste après sa sortie de prison. Comme quoi, les éléments de la police auraient été instruits de réprimer les manifestants avec acharnement. « Seconde interpellation à ma sortie du commissariat. Au même moment, un groupe tente de lancer la marche. La police intervient violemment. Le jeune Rahim Attaf est interpellé ainsi que Hassan Mebtouche. Un fourgon cellulaire est plein à craquer. Les interpellés cognent de toutes leurs forces sur les parois métalliques. Des femmes pleurent... », témoigne-t-il également sur sa page Facebook.

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