La liberté religieuse en net recul dans le monde

La liberté religieuse, toutes confessions confondues, est en net recul dans le monde. C'est ce que relève la fondation Aide à l’église en détresse (AED) dans son rapport annuel, publié au mois d'avril sur son site officiel. Cette liberté est en danger dans un pays sur trois, alerte la même source.  

Ainsi, la fondation Aide à l’église en détresse révèle que, sur les 162 pays qu'elle a étudiés, « des violations notoires » de la liberté religieuse sont recensées dans 62 pays. Soit l'équivalent d'un pays sur trois, a fait remarquer la même source. L'AED souligne qu'en 2018, la menace sur la liberté religieuse se présentait dans un pays sur cinq. « L’étude fait état d’une persécution dans 26 pays et de discriminations dans 36 autres », précise-t-elle.

La fondation explique cette montée contre ce « droit fondamental » par trois raisons. Il s'agit de « la volonté des réseaux djihadistes transnationaux de constituer des "califats" transcontinentaux, les conséquences de la pandémie de Covid-19, et l’intensification des nationalismes confessionnels populistes ».

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Cela en plus du fait que « bon nombre de gouvernements autoritaires accentuent encore la pression sur les minorités religieuses », indique la même fondation. Selon cette dernière, cette situation discriminatoire est constatée dans différents pays du monde, notamment en Afrique, dont les pays du Sahel.

Qu'en est-il de l'Algérie et des pays du Maghreb?

La liberté de culte se trouve sérieusement bafouée en Algérie, en Tunisie et au Maroc. La fondation Aide à l’église en détresse n'en fait pas cas dans son rapport. Mais le constat est implacable : les églises y sont mises sous scellés assez souvent. L'exemple le plus édifiant reste celui des non-jeûneurs arrêtés et parfois jetés en prison.

En Algérie, plusieurs personnes ont été arrêtées et condamnées à la prison pour « atteinte à l'islam », alors qu'elles n'ont fait qu'exprimer leurs opinions philosophiques.

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