L'idée d'une rencontre nationale de concertation du Hirak, le 8 mai prochain à Kherrata, telle qu'elle a été proposée par le président du Rassemblement actions jeunesse (RAJ), Abdelouahab Fersaoui, prend décidément forme. Un appel a été lancé à cet effet par des activistes de cette région, située dans la wilaya de Bejaïa, en Kabylie

Peu importe la forme : « une conférence nationale », « une convention », « un congrès », ou « des assises », cette rencontre s’impose, selon le président de l’association RAJ. Il s'agit de « faire face aux manœuvres du pouvoir » et de « donner un nouveau souffle politique au mouvement populaire et l’inscrire dans la durée », explique Fersaoui. Pour lui, « la troisième année du Hirak doit être l’année de la capitalisation des deux années précédentes ».

Le projet de Abdelouahab Fersaoui semble avoir été adopté par les Hirakistes de la wilaya de Bejaïa, plus précisément ceux de la ville martyre de Kherrata. Cette localité, qui a tant donné dans la lutte contre le colonialisme français et dans le combat identitaire, se dit, en effet, prête à accueillir l'événement.

Ville et date symboles

Un évènement qui s'annonce grandiose. Car en plus de cette rencontre, une marche populaire est au menu du programme projeté pour samedi 8 mai. Le choix de la date n'est pas fortuit puisqu'elle coïncide avec la commémoration des évènements dramatiques de 1945.

« Répondant aux multiples sollicitations et invitations des différents activistes et acteurs du Hirak pacifique afin de lancer une initiative consultative qui concrétise les aspirations du peuple algérien, Kherrata, symbole de l'unité nationale, convaincue de la nécessité d'assumer la lourde responsabilité qui lui est confiée, appelle l'ensemble des citoyens et citoyennes à l'échelle nationale de prendre part et participer massivement à la marche qui aura lieu samedi 8 mai 2021 et qui sera suivie d'une rencontre consultative préliminaire avec toutes les forces du Hirak », peut-on lire dans l'appel à la marche diffusé à l'occasion.