Le tribunal de Tlemcen, à l'extrême ouest de l'Algérie, a condamné, ce jeudi 6 mai, l'ex-député de l'Assemblée nationale, Tahar Missoum, à de la prison ferme, avec mandat de dépôt. L'ex-député, plus connu sous le sobriquet de "Spécifique", a écopé d'une peine de 2 ans de prison ferme  et d'une amende de 30 millions de centimes.

Le tonitruant Tahar Missoum qui s'est fait connaître avec des sorties drôles qui sortaient de l'ordinaire des hommes politiques en Algérie, était poursuivi pour "atteinte au président de la République" et "incitation à attroupement non-armé". Et ce, dans des enregistrements effectués dans son lieu de résidence, à Tlemcen où il a déménagé depuis peu.

Selon l'arrêt de renvoi de cette affaire, les enregistrements intégrés dans le dossier comptent des déclarations de l'ancien député de la wilaya de Médéa, pourtant atteinte au président de la République ainsi qu'à des institutions de l'Etat.

L'ex-membre de l'Assemblée populaire nationale (APN) comparaissait en prévenu libre, ce jeudi matin. Mais le juge qui l'a condamné à une peine de 2 ans de prison ferme assortie de 30 millions d'amende, a également décidé de le mettre sous mandat de dépôt. Donc, en attendant son procès en appel, Tahar Missoum passera ce jeudi sa première nuit en prison.

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