Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) Abou El Fadl Baadji, a été une nouvelle fois cible d’une attaque virulente de la part des cadres de son parti qui réclament son départ. Pour eux, Abou El Fadl Baadji est le mal du FLN d’où l’urgence, estiment-ils, de le destituer de la tête de cette formation politique qui semble être mal partie pour les prochaines élections législatives du 12 juin.

Les opposants au secrétaire général du FLN ne décolèrent pas. Constitués de membres du Comité central du parti, ils sont, en effet, revenus à la charge ce week-end pour réclamer son départ. Ils ont tenu une réunion de concertation la veille de l’Aïd à Blida à l’issue de laquelle ils ont rendu public un communiqué dans lequel ils ont tenu des propos pour le moins virulents à l’encontre d’Abou El Fadl Baadji.

«Baadji s’est érigé en premier et dernier décideur du parti, en ce qui concerne son organisation et sa gestion, utilisant quelques éléments en prétendant qu’ils sont membres du comité central», écrivent-ils en substance dans ce communiqué cité par le quotidien Le soir d’Algérie qui a rapporté l’information ce samedi 15 mai 2021.

Baadji s’est érigé en premier et dernier décideur du parti

Les rédacteurs du communiqué accusent, en somme, le patron du parti d’être la source des problèmes que connaît le FLN à la veille des élections législatives. Ils lui reprochent notamment “sa gestion unilatérale” des affaires du parti. Plus grave encore, ils l’accusent de faire appel à des “têtes” qui n’ont pas de lien avec leur FLN pour se présenter à la prochaine échéance électorale. C’est pour cela, estiment-ils, que des dizaines de dossiers de candidature en prévision de ce rendez-vous, ont été rejetés par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

Abou El Fadl Baadji a également été accusé de plusieurs autres “dérives”. D’ailleurs, les membres du Comité central comptent maintenir la pression jusqu’au départ de l’actuel chef du FLN. Ils envisagent même de durcir le ton dans les jours à venir en organisant des actions de rue, notamment un sit-in devant le siège du parti à Alger.

Aller jusqu’au bout

Il est à noter que ce n’est pas la première fois que ces même opposants au patron du FLN montent ainsi au créneau pour réclamer son départ. Le 14 mars dernier, des dizaines de cadres de cette formation politique se sont rassemblés devant le siège du parti, à Alger, pour désavouer l’actuel secrétaire général.

Il y a lieu de signaler que des cadres et militants du parti n’ont jamais reconnu Abou El Fadl Baadji en tant que premier responsable du FLN. Ils estiment, à cet effet, que ce dernier n’a pas été élu, mais désigné à la tête du parti.

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