L'Etat algérien a décidé de classer l’association islamiste Rachad et le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) comme des « organisations terroristes ». La décision a été prise, ce mardi 18 mai, lors de la réunion périodique du Haut conseil de sécurité (HCS), présidée par le chef d'Etat, Abdelmadjid Tebboune.

La question sécuritaire en Algérie était au menu du Haut conseil de sécurité, qui s'est réuni à Alger, sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune. Dans un communiqué diffusé dans l'après-midi de ce mardi 18 mai, la présidence de la République a indiqué que le HCS s'était « penché sur les actes hostiles et subversifs commis par les mouvements dits (Rachad) et (MAK) pour déstabiliser le pays et attenter à sa sécurité ». À l'issue de cette réunion, le Haut conseil de sécurité a ainsi décidé « dans ce cadre, de les classer sur la liste des organisations terroristes et de les traiter comme telles », a ajouté le même communiqué.

Il faut dire que cette annonce intervient quelques heures après l'arrestation, en France, du président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), Ferhat Mehenni. Aksel Bellabbaci, cadre du mouvement a indiqué que Ferhat Mehenni a été placé en garde à vue par la police du 17e arrondissement de Paris.

À lire aussi :  Vers une coopération nucléaire entre le Maroc et Israël

Le MAK et Rachad « s’allient avec les ennemis de l’Algérie »

Il est à rappeler que dans le dernier numéro de la revue El Djeïch, publié le 4 mai dernier, l’Armée algérienne (ANP) a porté de graves accusations contre l’organisation islamiste Rachad et le MAK qu’elle qualifie de « mouvements terroristes ».

Dans son long article, la revue de l'armée a notamment accusé les deux organisations de « s’allier aux ennemis de l’Algérie pour attenter à sa sécurité et à sa stabilité, en recrutant des mercenaires, en entraînant des traîtres et en les préparant à exécuter des opérations terroristes à l’intérieur du territoire national pour tuer des Algériens et détruire la Patrie », a expliqué la même source.

L'armée algérienne est allée encore plus loin en accusant les dirigeants du MAK et de Rachad de se rendre souvent en Israël. « Depuis des années, ces traîtres n’ont de cesse de rendre visite à l’entité sioniste usurpatrice, non à des fins de tourisme ou pour prier dans les lieux saints d’El Qods mais pour se tenir devant le Mur des lamentations, verser des larmes et solliciter au passage le secours et supplier les ennemis pour qu’ils les aident à établir leur république platonicienne imaginaire », avait écrit la revue de l’Armée.

À lire aussi :  Vers une coopération nucléaire entre le Maroc et Israël

Lire aussi : L’ambassadeur d’Algérie en France accuse l’AFP de sympathie avec le MAK