L’avocat et défenseur des droits de l’Homme Mostefa Bouchachi a démenti avoir demandé une autorisation pour les marches hebdomadaires du Hirak. Mostefa Bouchachi s'est exprimé ce jeudi 20 mai dans une vidéo postée sur sa page Facebook. 

« J'aimerais, dans cette brève intervention, démentir une information relayée par certaines chaînes de télévision et certaines pages sur les réseaux sociaux qui ont affirmé que j'avais demandé une autorisation au ministère de l'Intérieur pour avoir l'autorisation pour la marche de demain (vendredi )», a-t-il déclaré d'emblée. Mostefa Bouchachi tient à préciser : « Je démens catégoriquement cette information. Je n'ai pas demandé d'autorisation. Je n'ai pas non plus l'intention de le faire. Je crois que la révolution bénie du peuple n'a besoin d'aucune autorisation pour continuer à demander le changement de manière pacifique ».

L'avocat et défenseur des droits de l’Homme conclut : « En même temps, je regrette que ce genre d'information soit relayé par certaines chaînes de télévision sans prendre contact avec les personnes concernées. Ces fausses informations portent atteinte à ceux qui les relayent et aussi à la crédibilité des médias en Algérie ».

Il faut rappeler que la tenue des marches du Hirak est désormais conditionnée par une demande d'autorisation auprès du ministère de l’Intérieur. Le département de Beldjoud avait soutenu, le 7 mai, que « les marches hebdomadaires connaissent de graves dérapages » et qu'elles « ne prennent pas en considération les désagréments qu’elles causent aux citoyens ». Le ministère avait aussi accusé les participants de changer d’itinéraire sous prétexte « qu’ils sont libres ».

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Le ministère avait donc annoncé que « les organisateurs de ces marches doivent demander une autorisation comme le stipule la loi ». Cette demande doit comporter les noms des organisateurs des marches, les itinéraires ainsi que les slogans que les marcheurs comptent scander.

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