Le président du Sahara occidental, Ibrahim Ghali, qui se trouvait depuis plusieurs semaines en Espagne pour des soins, a quitté ce pays pour rejoindre l’Algérie. Le chef du Polisario, dont la présence en Espagne a provoqué une crise majeure entre Madrid et Rabat, a quitté l’Espagne dans la nuit de mardi à mercredi, à destination de l’Algérie, selon une source gouvernementale espagnole, citée par plusieurs médias ce mercredi 2 juin. «Il est en Algérie», a indiqué cette source.

L’arrivée de Brahim Ghali en Algérie intervient quelques heures après son audition par la justice espagnole dans le cadre de deux plaintes le visant pour “tortures” et “génocide”. La décision du juge de ne pas prendre de mesure coercitive à son encontre a ouvert la voie à son départ. Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait annoncé dans la soirée du 1er juin que Brahim Ghali allait quitter l’Espagne depuis l’aéroport de Pampelune.

Brahim Ghali “a prévu de quitter l’Espagne le soir de ce mardi à bord d’un avion civil depuis l’aéroport de Pampelune, dans le nord du pays, a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères, sans préciser la destination de l’appareil mais en indiquant avoir prévenu les autorités du Maroc. Il “avait les papiers à son nom avec lesquels il est entré en Espagne”, a ajouté le ministère.

Il se trouvait en Espagne pour des soins

Toutefois, plusieurs sources ont affirmé, ce 2 juin, que l’avion du président du Sahara Occidental qui a décollé d’Espagne à 23H 40 (GMT) a atterri à l’aéroport d’Alger à 1 heure du matin de ce mercredi 2 juin. Pour rappel, le chef du Polisario était arrivé le 18 avril en Espagne dans le plus grand secret, à bord d’un avion médicalisé de la présidence algérienne et muni d’un « passeport diplomatique », selon le quotidien El Pais. Il avait ensuite été admis dans un état critique à l’hôpital de Logroño sous un faux nom « pour des raisons de sécurité ».

La présence de Brahim Ghali en Espagne a déclenché une crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat, ayant eu pour point culminant l’arrivée mi-mai de près de 10.000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, à la faveur d’un relâchement des contrôles par les autorités marocaines.