« Le FLN est la colonne vertébrale de l’Algérie ». C'est ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'ex-parti unique, Abou El Fadl Baadji, lors d’un meeting animé à Oran, dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 6 juin.

« Le FLN est la colonne vertébrale de l’Algérie »

Ainsi, pour le SG de l'ancien parti unique, « le FLN est la colonne vertébrale de l’Algérie ». Lors de son meeting animé le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 12 juin, il a déclaré que « celui qui veut nuire au FLN veut forcément nuire à l’Algérie ». Abou El Fadhl Baadji, dont la candidature aux législatives a été rejetée par l'ANIE, s'en est également pris aux adversaires du parti. « Nous sommes l’histoire, le présent et l’avenir », a-t-il prétendu. Concernant le programme de son parti, le SG du FLN est resté vague. Selon lui, le parti va s’atteler à combattre la corruption et les corrompus.

Ces déclarations du secrétaire général du FLN ont été suivies d'une vague de dérision sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont tenu à rappeler que ces mêmes propos avaient été tenus par un certain Djamel Ould Abbes en 2017. Lors de la campagne électorale tenue cette année-là, l'ex-secrétaire général du FLN avait déclaré : « En réalité, nous n’avons pas de programme, hormis celui tracé par le chef de l’Etat. Notre objectif reste l’application du programme du président de la République. Notre parti est la colonne vertébrale de l’Etat ».

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Le FLN lâché par la famille révolutionnaire

Il faut souligner que, depuis le début de la révolte populaire du 22 février, voire bien avant, des voies s'étaient élevées pour demander que le parti soit « restitué au peuple algérien ». Rappelons, à titre illustratif, que le secrétaire général de l’Organisation nationale des Moudjahidine (ONM), Mohand Ouamar Benelhadj, avait exprimé son mécontentement envers les responsables du FLN, particulièrement Abou El Fadl Baadji. Dans une intervention datant du mois de mai dernier, il a dit regretter la décadence du FLN, notamment après le rejet, par l’ANIE, du dossier de candidature de Baadji aux élections législatives du 12 juin.

Dans une déclaration à la chaîne YouTube de l’ONM, Mohand Ouamar Benelhadj avait considéré comme une « honte » le rejet de cette candidature. « Nous sommes arrivés au point où un responsable du FLN se présente aux élections et voit son dossier rejeté. C’est une honte », avait lâché celui qui dit réitérer la demande que le FLN soit « rangé pour l’histoire ».

Aussi, Mohand Ouamar Benelhadj avait sévèrement critiqué la situation au sein de l’ex-parti unique. Il disait déplorer la dégradation de l'image du parti qui a libéré l’Algérie du joug colonial. « Nous regrettons l’évolution du FLN depuis 1962. Cela dépasse le stade de la décadence, pour ne pas dire plus », avait-il asséné.