Le vote dans le cadre des élections législatives n'a pas eu lieu dans plusieurs régions de la Kabylie, ce samedi 12 juin 2021. Refusant « une mascarade électorale », des citoyens ont empêché le déroulement de ce scrutin en tenant fermé les centres de vote, que ce soit à Tizi-Ouzou, à Bejaia et à Bouira.

Comme il fallait s'y attendre, les élections législatives ne se sont pas tenues dans plusieurs régions en Kabylie. Des centres de vote n'ont pas ouvert leurs portes, ce dimanche 12 juin, du moins en matinée. Les urnes n'ont donc pas été acheminées à destination.

Des citoyens, qui ont affiché leur refus à ces élections depuis l'annonce de leur tenue, ont procédé à la fermeture des de vote dans la nuit. Le déploiement des forces de sécurité dans les différentes communes des wilayas de Tizi-Ouzou, Bejaïa et Bouira n'ont pas dissuadé ces militants de passer à l'acte. Il est à noter, en fait, que la contrées a été envahie par les éléments de la gendarmerie nationale la veille de ce rendez-vous.

Les élections peinent à passer en Kabylie

Il faut dire que cela était prévisible dans la mesure où en Kabylie, la tendance était au refus des élections. Les différents militants politiques et citoyens de la région n'ont pas caché leur refus de ces élection. Ils ont signifié cette tendance à travers les marches hebdomadaires du Hirak.

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D'ailleurs, faut-il le noter, la campagne électorale pour ce scrutin n'a pas eu lieu et a constitué un non évènement dans les trois wilayas kabyles. Pratiquement, aucun meeting populaire n'a eu lieu durant cette campagne. Aussi, les tableaux d'affichage consacrés à l'opération étaient tristement vides.

Il est à se demander, par ailleurs quelles seront les décisions que le gouvernement prendra suite au non lieu de ces élections. Le chef de l'État, réappelons-le, a déclaré lors de l'une de ses sorties médiatiques que le taux participation à ces élections n'importe peu pour lui. C'est dire que ces législatives risquent bien d'être validées en dépit d'une participation qui s'annonce insignifiante en Kabylie.

Ce n'est d'ailleurs pas un fait anodin. Lors de la présidentielle du 12 décembre 2019, la région n'a également pas participé. C'est aussi le cas aussi du dernier referendum. Mais les deux scrutins et leurs résultats n'ont pas été annulées pour autant.

C'est ce qui a d'ailleurs fait dire à l'homme politique algérien et ancien ministre Nourdine Boukrouh que le pouvoir est en train de construire une Algérie sans la Kabylie.