C'est la seconde fois consécutive que les Algériens sont empêchés d'accomplir les rituels du hajj après la saison 2020. Cette fois encore, c'est le ministère saoudien du Hajj et de la Oumra qui a pris cette décision en raison de la situation sanitaire qui ne s'améliore pas avec les différents variants du coronavirus.

Les Algériens n'iront pas à la Mecque en 2021

Dans un communiqué rendu public ce samedi 12 juin, le ministère saoudien du Hajj et de la Oumra a fait savoir que « le pèlerinage de cette année sera limité aux citoyens et résidents du Royaume, avec un total de 60000 pèlerins, et ce, en raison de l'évolution continue du virus et l'apparition des nouvelles mutations dans le monde ».

Plus encore, la restriction ne concerne pas uniquement le nombre de pèlerins, selon la décision des autorités saoudiennes. Elle concerne également leur état de santé, leur vaccination et leur âge. Dans ce sens, le même ministère souligne « la nécessité que ceux qui souhaitent accomplir les rituels du hajj soient exempts de maladies chroniques et qu'ils fassent partie des tranches d'âge de 18 à 65 ans ».

Des conditions draconiennes pour le Hajj et la Oumra

Dans le même ordre d'idées, les pèlerins autorisés à se rendre à la Mecque devront être vaccinés, selon les exigences des mêmes autorités. Et ce, conformément aux mécanismes suivis en Arabie saoudite, en matière de vaccination.

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Il faut dire que le sort réservé au rituel du hajj était plutôt prévisible pour les Algériens, en raison de la dégradation continue de la situation sanitaire en Algérie. Particulièrement, avec l'apparition des nouveaux variants du coronavirus. Et même si les Saoudiens n'avaient pas annulé le hajj, les autorités algériennes auraient pu le faire pour les pèlerins algériens.

C'est la seconde fois que les Algériens n'iront pas à la Mecque

« Il est actuellement impossible de parler du Hajj pour les Algériens compte tenu de la situation sanitaire qui reste toujours compliquée », avait indiqué, lundi 10 mai, le ministre algérien des Affaires religieuses, Youcef Belmehdi.

Pour rappel, en 2020, l’Arabie saoudite avait annulé le pèlerinage pour la première fois de son histoire en raison de la pandémie de coronavirus qui a fait près de 4 millions de morts et 175 millions de cas de contamination. Les musulmans se trouvant sur le sol saoudiens pouvait, cependant, accomplir le rituel sous un respect strict des mesures de prévention contre le Covid-19.