Le Front des forces socialistes (FFS) a réagit, ce lundi 21 juin 2021, au saccage de la stèle dédiée à son ancien président feu Hocine Aït-Ahmed. Dans une déclaration rendue publique sur sa page Facebook, le parti n'est pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger les auteur de cet « acte ignoble », qui est loin de constituer un acte isolé. 

« Nous assistons ces dernières semaines à une offensive abjecte contre les symboles les plus emblématiques de l’Unité Nationale et de l’Histoire de notre pays. Le dernier en date est l'ignoble acte de vandalisme orchestré contre la statue de Hocine Aït-Ahmed, érigée à sa mémoire dans la commune de Ouacifs », fait remarquer en effet le FFS dans son communiqué.

Et d'ajouter : « cette offensive se manifeste par des attaques méprisables et méthodiques contre tous ce qui nous unis, dans l'objectif de semer la discorde et la division entre […] les Algériens. Agissant en pyromanes, ces apprentis sorciers qui ont l'habitude de nager dans les eaux troubles, jouent sur toutes les sensibilités dans l'espoir d'attiser la haine et raviver le spectre de la violence dans le pays ».

Pour le FFS, « les attaques contre l’Histoire d’un pays ne sont jamais neutres, elles font partie au même titre que les expéditions militaires génocidaires de l’arsenal de destruction massive contre les peuples ».

Le Front des forces socialistes affirme que le peuple algérien ne se laissera pas faire. « Le peuple algérien, qui a payé un tribut des plus lourds pour reconquérir sa souveraineté grâce à son unité, à sa vigilance et à l’intelligence de ses symboles de la résistance héroïque ne saurait laisser les âmes malades, la médiocrité politique et les vassalités à l’Est ou à l’Ouest du monde, mettre en danger sa sécurité et la pérennité de ses conquêtes », conclut le communiqué.

Il est à rappeler que la stèle érigée au mois d’avril 2016 au centre-ville des Ouacifs (wilaya de Tizi Ouzou), à l’effigie du défunt Hocine Aït-Ahmed, a été vandalisée dans la nuit du 18 au 19 juin.

Kabylie : Une stèle pour Hocine Aït-Ahmed vandalisée