Scandale dans un centre d'examen du Bac en Algérie. Les encadreurs des épreuves du baccalauréat d'un centre d’examen de Khenchela ont commis une grave erreur qui a fait couler beaucoup d'encre. Cela s’est passé mardi, au troisième jour des épreuves. Cette affaire a fait réagir les services du ministère de l’Education nationale.

Cette affaire, qui a eu lieu dans le centre d’examen Laïeb Derradji de la wilaya de Khenchela, au nord-est d’Alger, a suscité un vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Les encadreurs des épreuves du Bac ont remis par erreur le sujet d’une filière à des candidats d’une autre filière. Une bourde sur laquelle se sont empressés de communiquer les services du ministère de tutelle, par le biais de la direction locale de l'éducation.

Le 23 juin, La directrice de l’éducation par intérim, en l'occurrence Ahlem Boudebouz, a confirmé à la presse qu'une erreur s’est produite suite à la distribution du sujet de l’épreuve de mathématiques à sept candidats de la filière maths-technique du centre d’examen Laieb Derradji. Elle a précisé que « le sujet de la filière mathématiques a été remis par erreur à ces candidats de la filière maths-technique », soulignant que « le directeur du centre, les membres du secrétariat et les candidats ne s’étaient aperçus de l’erreur que durant l’après-midi »

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La même responsable a déclaré que dès qu’elle avait été avisée de cette erreur, « une correspondance a été adressée aux responsables de l’Office national des examens et concours pour les en informer », assurant que « les responsables de l’Office ont promis qu’il n’y aura aucune incidence sur la note, tandis que les candidats ont poursuivi normalement leurs épreuves ».

Vague d’indignation  sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux cette « grossière » erreur a suscité un vague d’indignation, notamment parmi les parents d’élèves. Ces derniers, tout en dénonçant ce qu’ils qualifient de « scandale », ont appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures des sanction contre les « fautifs » et, surtout, à « préserver les droits » des candidats touchés par cette maladresse.

A ce propos, la directrice par intérim de l’éducation de Khenchela a exprimé son indignation « quant à la campagne menée sur le réseau social Facebook », évoquant « l’exclusion de candidats et leur interdiction d’entrer au centre d’examen ». Elle assure que « ces rumeurs sont totalement infondées et sont de nature à affecter le moral et la concentration des élèves ».